L’accident du 1er juin 2009 est considéré comme le pire de l’histoire d’Air France. Un Airbus A330 s’est abîmé en mer dans l’océan Atlantique pendant la nuit, après que le givrage des sondes Pitot a entraîné des lectures de vitesse erronées et l’arrêt du pilote automatique. Les pilotes ont perdu le contrôle de l’appareil, qui s’est abîmé en mer moins de cinq minutes plus tard.
Mercredi 26 novembre, dans le cadre de la procédure d’appel concernant le crash du vol AF447, qui a coûté la vie à 228 personnes, le parquet a requis la condamnation d’Air France et d’Airbus.
La justice française demande maintenant l’annulation du verdict initial de 2023, qui avait acquitté les deux compagnies
Dans leurs plaidoiries finales devant la cour d’appel de Paris, les procureurs ont également critiqué la stratégie de défense des deux compagnies. En première instance, les juges avaient certes relevé des « erreurs » de la part d’Airbus et d’Air France, mais n’avaient pas établi de lien de causalité clair entre ces manquements et l’accident.


