- En France, plus de 90 millions de passagers ont voyagé en 2025, soit trois millions de moins qu’en 2024.
- Avec 30 % de vols perturbés en 2025, la France se situe en queue des pays européens. Seuls le Portugal et la Grèce affichent de moins bons résultats.
- En Europe, près de 936 millions de passagers ont transité par les aéroports en 2025 ; 26 % ont subi un retard ou une annulation et 11 millions pourraient prétendre à une compensation financière au titre du règlement EC261.
- Le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie concentrent le plus grand nombre de passagers en Europe, avec des taux de ponctualité compris entre 73 % et 75 % en 2025. La France arrive en cinquième position.
- ’heure est venue de dresser le bilan de la gestion du trafic aérien en Europe en 2025 et, plus particulièrement, en France, où le nombre de passagers a légèrement reculé par rapport aux années précédentes. Selon les données recueillies par AirHelp, l’entreprise technologique spécialisée dans l’amélioration de l’expérience des passagers en cas de perturbation de vol, près de 936 millions de passagers ont transité par les aéroports européens en 2025. Parmi eux, 26 % ont subi un retard ou une annulation, et 11 millions pourraient prétendre à une compensation financière au titre du règlement EC261, qui encadre les vols au départ de l’Union européenne.
En matière de volumes de trafic aérien, cette analyse place la France au cinquième rang européen. Plus de 90 millions de passagers ont décollé des aéroports français en 2025, soit environ trois millions de moins qu’en 2024. Plus de 607 000 départs ont également été enregistrés depuis la France. Les données analysées entre janvier et décembre 2025 permettent par ailleurs d’évaluer l’efficacité des aéroports et des compagnies aériennes en termes de ponctualité : 70 % des passagers sont partis à l’heure, un chiffre en légère hausse par rapport à 2024, année où le taux de ponctualité s’établissait à 69,2 %.
Cependant, ces données placent la France en queue de peloton en matière de ponctualité en Europe. Le pays est le troisième d’Europe avec les pires résultats de ponctualité, devancé seulement par la Grèce (33 % des vols perturbés) et le Portugal (36 %).
L’analyse des niveaux de perturbations montre que, plus précisément, plus de 9 000 vols ont été annulés et plus de 3 500 ont subi un retard supérieur à trois heures. Au total, plus de 1,4 million de passagers pourraient demander une indemnisation aux compagnies aériennes pour les perturbations subies en France en 2025.
En termes de volume de trafic aérien, le classement européen est complété par le Royaume-Uni, qui arrive en tête avec plus de 141 millions de passagers, suivi de l’Espagne, avec près de 140 millions, de l’Allemagne, avec environ 107 millions, et de l’Italie, qui frôle les 103 millions de passagers. Ces pays affichent des taux de ponctualité compris entre 73 % pour l’Italie, 74 % pour l’Allemagne, 74 % pour le Royaume-Uni et 75 % pour l’Espagne. Avec plus de 90 millions de passagers au départ, la France se classe au cinquième rang en termes de trafic.
Meilleures performances en matière de ponctualité en France
Le rapport d’AirHelp souligne que le trafic aérien en France se concentre principalement sur dix plateformes. En termes de volume de passagers, Paris Charles de Gaulle et Paris-Orly arrivent en tête, avec des taux de ponctualité respectifs de 65,2 % et 78,6 %, suivis par Nice-Côte d’Azur (61 %), Marseille-Provence (70,1 %), Lyon-Saint-Exupéry (74,6 %), Beauvais-Tillé (70,4 %), Toulouse-Blagnac (77,7 %), l’EuroAirport Basel-Mulhouse-Fribourg (76,1 %), Nantes Atlantique (78 %) et Bordeaux-Mérignac (79,1 %).
Certaines de ces données confirment une nouvelle fois les bonnes performances en matière de ponctualité des aéroports de Bordeaux, Nantes, Toulouse et de l’EuroAirport, qui figurent en tête du dernier classement des meilleurs aéroports français publié par AirHelp en juillet dernier. De quoi rappeler que voyager depuis un aéroport régional peut parfois présenter des avantages. L’aéroport parisien d’Orly affiche par ailleurs un résultat particulièrement positif, avec une nette amélioration par rapport à 2024, année où son taux de ponctualité se situait autour de 73 %.
Il convient toutefois de rappeler que les volumes de trafic varient fortement d’un aéroport à l’autre : Paris Charles de Gaulle a accueilli plus de 35 millions de passagers en 2025, contre 2,3 millions à Bordeaux.
L’analyse du calendrier annuel montre que les mois concentrant le plus grand nombre de perturbations, retards et annulations confondus, correspondent à la période estivale. Alors qu’en janvier 2025, 71 % des passagers ont voyagé à l’heure, ce taux est tombé à 66,4 % en juin, et juillet affiche le plus mauvais résultat de l’année, avec seulement 58,5 % de vols ponctuels. Cette période coïncide avec les vacances d’été, durant lesquelles les volumes de passagers sont les plus élevés : plus de 9,4 millions de voyageurs ont pris l’avion en juillet et près de 9,2 millions en août.
À l’inverse, l’hiver et l’automne apparaissent comme les périodes les plus calmes pour voyager, selon les données de 2025 : environ 5,5 millions de passagers ont volé depuis la France en février, et un peu plus de 5,9 millions en janvier comme en novembre.
Le 3 juillet a été la pire journée pour voyager en 2025, avec 68 % des passagers ayant subi des perturbations. Une journée marquée par la grève des contrôleurs aériens en France, qui a affecté non seulement le trafic national, mais aussi celui d’autres pays européens.
Les liaisons les plus problématiques
Certaines liaisons semblent concentrer davantage de difficultés, une observation qui peut s’avérer utile pour les passagers empruntant régulièrement ces trajets. Ainsi, 80 % des passagers ayant voyagé sur la ligne Nice–Birmingham (Royaume-Uni) ont subi des retards. Les vols entre Paris Charles de Gaulle et Bangui M’Poko, capitale de la République centrafricaine, ont également enregistré un taux de retard élevé, avec 79 % des passagers concernés, tout comme la liaison entre Charles de Gaulle et N’Djamena (76 %), capitale du Tchad. Viennent ensuite les trajets Lyon–Cologne (73 %) et Nice–Londres Stansted (73 %).
Du côté des annulations, 31 % des passagers ayant emprunté la ligne Paris Charles de Gaulle–Kinshasa ont vu leur vol annulé. Des taux élevés d’annulation ont également été observés sur les liaisons Chambéry–Londres Gatwick et Paris Charles de Gaulle–Brazzaville, avec 22 % des passagers concernés, ainsi que sur les trajets Paris Charles de Gaulle–Luanda (19 %) et Chambéry-Manchester (17%).
À l’inverse, les liaisons présentant le moins de perturbations sont Limoges–Lyon, avec un taux de ponctualité de 97 %, Bordeaux–Istanbul (95 %), Rodez-Aveyron–Paris Orly (95 %), Paris Orly–Boa Vista (95 %) et Bordeaux–Séville (95 %).
Texte fourni par le service presse Actitud Agency pour le compte d’AirHelp.


