L’excursion vers la tombe de Dian Fossey est l’une des expériences les plus fortes à proposer au Parc National des Volcans, car elle permet de mesurer concrètement l’engagement et le sacrifice de la primatologue sur le terrain même qu’elle a contribué à sauver.
Elle parle autant aux amoureux de nature qu’aux clients sensibles aux enjeux de conservation. Eric Le Boulch de Vumbura Voyages est fixeurs pour les émissions de “Rendez-vous en Terre Inconnue”et “Connaissance du Monde”. Il m’a permis de découvrir cet environnement exceptionnel.
Une randonnée au cœur de son héritage
L’activité débute par un court transfert en 4×4 depuis le siège du parc jusqu’au point de départ du sentier, au pied des volcans. Une marche d’environ 10 minutes conduit à la lisière du Parc National des Volcans, où commence réellement l’ascension.
La montée, avec un dénivelé d’environ 600 mètres, se poursuit pendant près de deux heures, selon la condition physique des marcheurs et la météo. Le sentier serpente dans une forêt dense, humide et parfois boueuse, ce qui renforce le sentiment d’isolement dans lequel travaillait Dian Fossey.

Karisoke : camp en ruines, symbole intact
Au sommet de la montée, les visiteurs atteignent l’ancien camp de recherche de Karisoke, fondé en 1967 par Dian Fossey entre les volcans Bisoke et Karisimbi. Le camp, aujourd’hui en ruines, reste un lieu hautement symbolique où la végétation a partiellement repris ses droits, donnant la sensation que la nature a recouvert mais non effacé son histoire.
Sur place, on découvre la tombe de Dian Fossey, enterrée dans le petit cimetière du centre de recherche aux côtés de plusieurs gorilles tués par les braconniers, dont Digit, son gorille préféré. Le site est silencieux, propice au recueillement, et permet de mieux comprendre l’ampleur de son combat comme la brutalité de son assassinat en décembre 1985.

Comprendre son combat et la fondation
En retraçant ce parcours, les voyageurs saisissent plus concrètement l’impact scientifique et moral de Dian Fossey sur la protection des grands singes du Rwanda. Son travail a contribué à alerter le monde sur le braconnage, à améliorer les connaissances sur les gorilles de montagne et à poser les bases de la conservation moderne dans la région.
La fondation qui porte son nom est aujourd’hui dédiée à la conservation, la protection et l’étude des gorilles et de leurs habitats en Afrique. Elle sensibilise touristes et communautés locales à l’importance de préserver ces primates, tout en formant une nouvelle génération d’écologistes grâce à des infrastructures de pointe.
Village de Kinigi : femmes, artisanat et nouveaux revenus
En complément de la randonnée, la visite du village des femmes de Kinigi permet de donner un visage humain à la conservation. Les voyageur·se·s y rencontrent des artisanes qui fabriquent des paniers tressés et des sculptures sur bois, souvent inspirées de la faune et de la vie quotidienne.
L’achat de ces pièces contribue directement aux revenus des familles et à la valorisation du savoir-faire local. Pour les agents de voyages, c’est un argument fort en faveur d’un tourisme responsable, où chaque étape a un impact économique positif sur les communautés riveraines du parc.
Le pyrèthre, nouvelle ressource du Rwanda
Dans les collines autour du parc, les paysans récoltent de petites fleurs blanches au cœur jaune : le pyrèthre, un insecticide naturel. Cette culture s’inscrit dans la volonté du Rwanda de diversifier son économie tout en misant sur des produits à forte valeur ajoutée, en adéquation avec une image de pays propre et tourné vers le développement durable.
Pour les clients curieux, cette découverte offre un éclairage supplémentaire sur la vie agricole locale. Elle permet aussi de comprendre comment les activités rurales peuvent coexister avec un parc national mondialement connu.
Kwita Izina : la grande fête des gorilles
Si le séjour coïncide avec la période de Kwita Izina, l’expérience prend une dimension encore plus festive. Aux abords du Parc National des Volcans, l’ambiance est à la célébration pour la grande cérémonie de nomination des bébés gorilles, inspirée de la tradition rwandaise de baptême des nouveau-nés.
Des invités de marque, des personnalités locales et internationales ainsi que les communautés riveraines se réunissent pour donner un nom à chaque jeune gorille.
Pour les agents de voyages, c’est une occasion unique à mettre en avant : un moment rare où conservation, culture et fierté nationale se rencontrent.
À qui proposer cette excursion ?
Aux voyageurs intéressés par l’histoire de Dian Fossey et la conservation des gorilles.
Aux randonneurs réguliers, capables d’affronter un dénivelé important et un terrain parfois boueux.
Aux clients sensibles au tourisme responsable, désireux de rencontrer les communautés locales et de comprendre les enjeux économiques autour du parc.
Contactez Eric Le Boulch de Vumbura Voyages pour mieux vendre le Rwanda
https://www.vumburavoyages.
Retrouvez en vidéo mon expérience : https://youtu.be/VyPCYt50CME
Texte et photos de Benoit Tredez.


