Des chiffres qui claquent comme un tambour de samba
Paris, le 26 février 2026 — Le Brésil balance ses chiffres du Carnaval 2026, et ils cognent fort : 300 000 touristes étrangers, 65 millions de participants dans les rues, et un impact économique colossal de 3 milliards d’euros.
Meilleure performance financière depuis 2011 pour un mois de février : la fête populaire la plus massive du monde vient de prouver qu’elle pèse lourd dans les comptes nationaux.
Rio au sommet, São Paulo en patron des volumes

Avec 36 % des visiteurs internationaux, Rio de Janeiro signe un sans-faute hôtelier à 99,02 % d’occupation, pulvérisant les 98,62 % de 2025. 67 millions de dollars injectés directement dans l’économie carioca.
São Paulo domine les chiffres bruts avec 16,5 millions de fêtards et 7 milliards de réais générés. Recife et Olinda affichent +49 % de touristes étrangers, tandis que Bahia (7,5 %) et le Pernambouc (4,9 %) tirent leur révérence en beauté.
Diversification réussie ou coup de projecteur éphémère ?
« Nous récoltons les fruits d’une politique active de promotion internationale », fanfaronne Marcelo Freixo, président d’Embratur. +17 % de touristes étrangers par rapport à 2025, +22 % de participants : les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Mais Alexandre Sampaio, président de la fédération hôtelière, va plus loin : forte demande pour les destinations de montagne et la gastronomie, preuve d’une « destination mature ». Le Brésil saurait-il vendre autre chose que ses plages et ses strings ?
Quand la samba devient machine à cash

3 milliards d’euros, cela signifie des milliers d’emplois créés, des hôtels qui tournent à plein régime, des restaurants bondés et des artisans qui vendent jusqu’à épuisement.
Rio injecte 67 millions de dollars dans son économie locale. São Paulo génère 1,3 milliard de dollars. Même les régions moins touristiques profitent de l’effet d’entraînement. Le modèle économique du Carnaval s’avère redoutablement efficace.
Au-delà des plumes et des paillettes
Le Brésil prouve qu’il maîtrise l’art de transformer sa culture en monnaie sonnante et trébuchante. Mais la vraie question demeure : saura-t-il convertir ce pic exceptionnel en activité touristique annuelle ?
Car si faire la fête est une seconde nature brésilienne, en vivre toute l’année reste un défi autrement plus subtil que de simplement sortir les tambours et les costumes. Le monde entier a répondu présent : reste à le faire revenir en mars.
Plus d’informations : www.visitabrasil.com
PHOTOS : CARNAVAL DE RÍO, CARNAVAL DE RUE ET SAMBÓDROMO
FOTOS CARNAVAL 2026


