Frédéric Giroir, DG d’Allibert Trekking depuis 2015, n’y va pas par quatre chemins : pour survivre dans un monde touristique en pleine mutation, il faut anticiper ! Créée il y a 50 ans par trois guides de haute montagne, l’agence savoyarde, spécialiste des voyages à pied, affiche un bilan 2025 en demi-teinte : 35 millions d’euros de CA, en baisse de 5% par rapport à 2024. La faute à qui ? Aux grèves, aux JO de Paris qui ont vidé les caisses des Français, et à une météo capricieuse qui a freiné les randonnées alpines.

Mais Giroir reste optimiste : « On a pris un train d’avance dans la transition touristique« . Allibert mise sur l’éco-responsable avec des voyages bas carbone, des partenariats locaux et une réduction des émissions. Exemple ? Des treks en train plutôt qu’en avion, et une certification Tourisme Responsable en poche depuis 2023. L’agence a même lancé une étude avec ViaVoice sur 1 500 Français : 27% passent par une agence, mais 68% veulent du durable. « Les voyages personnalisés explosent », clame Giroir.
Côté diversification, Allibert élargit ses horizons : des séjours bien-être en Himalaya aux circuits famille en Patagonie. « Le tourisme d’aventure se réinvente« , assure-t-il, avec une hausse de 15% des bookings personnalisés. Mais attention aux pièges : inflation des coûts aériens (+20%) et concurrence des plateformes low-cost. Giroir riposte avec des prix ajustés et une équipe de 150 pros, dont 80 guides certifiés.
Pour 2026, cap sur l’innovation : IA pour customiser les itinéraires, et focus sur l’Europe pour limiter l’empreinte carbone. « Prendre un train d’avance, c’est aussi former nos clients à l’éco-voyage », lance Giroir. Allibert, qui a frôlé la crise post-Covid, rebondit avec un CA projeté à 38 millions. Moralité : dans le trek touristique, mieux vaut anticiper les crevasses !


