Avec vingt-cinq ans d’existence, Rivages du Monde est un acteur de référence de croisières francophones surtout fluviales. Positionnée sur le créneau prémium, cette compagnie affrète une trentaine de bateaux pour des croisières de proximité et des voyages lointains.
« Avec une quarantaine de départs, le Douro est une destination phare. Nous sommes aussi très actifs sur le Danube et le Mekong où nous exploiterons un second bateau dès septembre prochain » explique Alain Souleille, Président de Rivages du Monde.
Si en 2004, la compagnie était la première à naviguer sur le Mékong, elle a été largement imitée. Aujourd’hui l’on croise une trentaine de bateaux sur ce fleuve.
En dehors de ces destinations phares, la compagnie navigue notamment sur le Rhin, le canal calédonien en Ecosse, le Nil. Et pour les amateurs de grands espaces au bout du monde, elle signe une croisière en Terre de feu, au départ de Santiago et une arrivée à Buenos Aires.
Elle propose aussi une expédition aux Galapos et une croisière Japon-Corée. Depuis le Covid, elle est retournée l’an dernier en Chine, avec deux départs sur le fleuve Yangsté.
Bientôt le Kerala, le Congo et le Pérou

« Comme nous sommes de défricheurs de destinations, nous proposerons trois nouveautés l’an prochain. En Inde, une croisière exclusive et inédite sur les backwaters du Kerala, suivie d’une découverte du Karnataka, terre de palais et de temples classés Patrimoine mondial. En Afrique équatoriale, une expédition sur le fleuve Congo et ses affluents les rivières Sangha et Alima. Cet itinéraire inédit traverse des contrées presque vierges où la nature intacte est encore préservée du tourisme de masse » poursuit Alain Souleille.
Autre nouveauté : au Pérou, une expédition intimiste au fil de l’Amazone, avant d’apprécier la majesté des Andes et des plus prestigieux sites Incas. L’Amazone, la Vallée sacrée, Cuzco et le Machu Picchu réunis en un seul voyage.
Le luxe fluvial
Avec pour maitres mots, petite capacité, confort, voire intimité, les navires de la flotte de cette compagnie n’embarquent qu’entre 24 et 140 passagers, en fonction des destinations. Par exemple au Laos, le R/V Champa Pandaw conçu en 2016 pour naviguer dans les eaux du Haut-Mékong entre le Laos et la Thaïlande ne compte que 14 cabines. Toujours sur le Mekong, le R/V Mekong Romance, un navire de 64 passagers qui sera exploité dès septembre 2026, redéfinit les codes du luxe fluvial. Au programme, un service attentionné, des cabines spacieuses aux grandes baies vitrées, des salons à la décoration raffinée, l’espace bien-être et la piscine sur le pont Soleil.
Une belle vitesse de croisière
Très implantée en Russie, la compagnie a été largement impactée par l’invasion de l’Ukraine. Alain Souleille se rappelle qu’en 2022, il a dû rembourser des clients qui avaient choisi le pays des Tsars. « Pour compenser cette perte, nous avons multiplié les destinations, en ouvrant notamment l’Egypte, la Croatie, le Laos. Le Douro est monté en flèche avec 40 départs annuels ».
Cette diversification a porté ses fruits : dès l’exercice 2024, la compagnie renouait avec son chiffre d’affaires enregistré avant la guerre en Ukraine. Pour l’exercice comptable 2025, elle affiche un chiffre d’affaires de 52 millions d’euros. Un joli score lorsqu’on embarque 14.000 clients dont le panier moyen- aérien compris- tourne autour de 4.000 euros pour 12 jours sur le Danube. Et 5.400 euros pour 14 jours sur le Mekong.



