Oubliez la crise de la quarantaine. Pour fêter ses 40 ans de vols internationaux, la compagnie japonaise ANA ne s’est pas offert une voiture de sport, mais a préféré s’offrir le ciel mondial. De son tout premier décollage vers Guam en 1986 à ses toutes nouvelles liaisons vers Milan, Stockholm et Istanbul, le transporteur nippon (couronné de 5 étoiles Skytrax depuis 13 ans) prouve que l’élégance absolue et l’hospitalité à la japonaise ne connaissent aucune frontière. Attachez vos ceintures : Mister Travel News vous raconte comment une modeste flotte de deux hélicoptères est devenue le titan des airs d’aujourd’hui.

Il y a 40 ans, le monde dansait sur des rythmes de synth-pop, et la compagnie japonaise ANA (All Nippon Airways) faisait un pari audacieux : quitter le confort de son archipel pour s’envoler vers Guam à bord d’un fringant Lockheed L-1011 TriStar. C’était le 3 mars 1986. Quatre décennies plus tard, la discrète compagnie s’est métamorphosée en un titan des airs, et elle compte bien dicter le tempo du ciel mondial.
De Guam à la conquête de l’Europe
Pour célébrer son entrée dans la crise de la quarantaine

internationale, ANA ne s’est pas offert une voiture de sport, mais trois nouvelles routes flambant neuves. Ce mois de mars 2026 marque l’ouverture des liaisons vers Milan, Stockholm et Istanbul.
Aujourd’hui, le réseau de la compagnie tisse sa toile avec 55 liaisons desservant 40 villes à travers le monde. Et les chiffres donnent le vertige : près de 170 millions de passagers internationaux transportés à fin 2025. Mais le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Shinichi Inoue, le Président-Directeur Général, a fixé un cap ambitieux : booster de 30 % les activités internationales (passagers et fret) d’ici 2030.
L’obsession du détail (et des étoiles)
Si ANA s’impose comme un choix de prédilection pour la clientèle premium, ce n’est pas un hasard. C’est la culture de l’Omotenashi (l’hospitalité japonaise) poussée à son paroxysme.
- Le palmarès : La compagnie trône depuis 13 années consécutives sur la prestigieuse note 5 étoiles du classement SKYTRAX, un exploit unique pour un transporteur nippon.
- L’avenir en cabine : Courant 2026, ANA prendra livraison de nouveaux Boeing 787-9. La promesse ? Des sièges de dernière génération déployés dans toutes les classes, histoire de rappeler que le confort n’est pas une option.
Tambours, nostalgie et « goodies » sur le tarmac
Que serait un anniversaire japonais sans une célébration millimétrée ? Le 3 mars dernier, le Terminal 1 de l’aéroport de Tokyo Narita a vibré au son des Choshi Hane-Daiko, ces tambours traditionnels qui ont rythmé une cérémonie empreinte d’émotion.
Sur le tarmac, les équipes d’ANA ont sorti le grand jeu pour saluer le vol NH881 en partance pour Perth, banderole à la main. Les voyageurs du jour ont même eu droit à leur certificat d’embarquement et à une étiquette de bagage exclusive. L’histoire ne dit pas si ces objets collectors s’arrachent déjà à prix d’or, mais la compagnie a également prévu une édition spéciale de son magazine de bord, TSUBASA GLOBAL WINGS, pour les nostalgiques de l’aviation.
L’avis de la Rédaction Mister travel News : Une leçon de « Soft Power » aérien
Chez Mister Travel News, nous observons l’ascension d’ANA avec une certaine fascination. Passer d’une modeste flotte de deux hélicoptères en 1952 à l’une des entreprises les plus admirées au monde relève de l’orfèvrerie stratégique. Ce qui est remarquable avec cet anniversaire, c’est la volonté farouche de la compagnie de faire de l’international son moteur de croissance principal pour la prochaine décennie, tout en conservant son identité profondément japonaise. Avec l’extension de l’aéroport de Narita prévue pour 2029, ANA se donne les moyens de ses ambitions. Un transporteur qui ne vieillit pas, il se bonifie.



