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Pourquoi les aéroports craignent-ils la 5G ?

Un de nos confrère écrivait, il y a quelques semaines : « Avec la 5G, l’aéroport deviendra comme une ville intelligente ». Les véhicules sont déjà équipés de capteurs. Demain, ils pourront être autonomes et équipés de caméra pour suivre leur parcours en temps réel ». Cependant, l’Aviation civile a émis des réserves sur les antennes 5G qui pourraient perturber le fonctionnement des avions.

Un risque majeur pour la DGAC

La DGAC redoute que ces premières antennes 5G (une douzaine au total sont concernées) ne perturbent les systèmes de guidage à l’intérieur des avions. L’aviation civile s’appuie en fait sur un rapport américain d’octobre selon lequel la bande des 3,7-3,9 Gigaghertz utilisable pour la 5G créé un « risque majeur » pour les radioaltimètres des avions qui passent aussi par ces fréquences.

Des analyses techniques sont réclamées

Selon ce même rapport, ce système est le seul appareil à bord des avions de ligne à pouvoir mesurer leur distance par rapport au sol ou à d’autres obstacles. « Des analyses techniques complémentaires sont en cours pour s’assurer de la compatibilité de ces stations 5G avec les besoins de l’aviation civile » confirme Philippe Barnola, sous-directeur à la DGAC.

7% du monde est déjà en 5G

A plus long terme, les opérateurs craignent cependant de ne pas pouvoir couvrir des zones plus ou moins larges autour des aéroports. Ce qui dans ce cas pourrait aussi englober les villes à proximité de Roissy ou d’Orly, par exemple.

« Avoir des réserves, c’est légitime, mais 7 % du monde est déjà couvert en 5G. Il n’y a jamais eu le moindre problème avec les avions, s’énerve un opérateur. A la fin, c’est usant. Le risque, avec cette histoire, c’est que les théories du complot sur la 5G ne repartent de plus belle ».

Pourtant la 5G va être très utile dans les aéroports

Demain, il n’y aura certainement plus de carte d’embarquement, mais des caméras équipées de reconnaissance faciale. Mais pour que cela fonctionne correctement, il faut une connexion aussi puissante que la 5G. Aujourd’hui, de nombreuses tâches sont déjà automatisées dans les grands aéroports. Dans l’aéroport de Seoul, on évoque le concept One ID. Pour les coréens ainsi que d’autres pays, il s’agit d’un aspect majeur de l’avenir du voyage sans faille. Chaque étape du processus de départ interfère avec un voyage fluide. À chaque étape, les passagers doivent conserver leur passeport et leur carte d’embarquement et attendre leur tour. Cependant, ces temps d’attente peuvent être considérablement réduits si l’identification est faite en utilisant uniquement des informations biométriques telles que la reconnaissance faciale.

Le concept évite les erreurs et les falsifications

C’est le concept de One ID et la technologie que je considère comme importante. Le partage de ces informations dans différents pays permettra un voyage fluide tout au long du voyage, du départ à l’arrivée. Elle est également très importante en ce qu’elle rend impossible la manipulation de documents, tels que la falsification de passeports, et améliore donc la sécurité aérienne.

Les français et l’administration …

A l’ANFR, l’agence qui gère le patrimoine des fréquences de l’Etat, on essaye de minimiser l’affaire. Ces antennes 5G n’ont certes pas obtenu le feu vert de l’agence, mais elles ne représentent que 4 % du premier paquet de 300 antennes qui a été très largement validé vendredi. « Toutes les précautions sont prises et le lien avec les opérateurs est permanent. En Allemagne tout se passe bien, il n’y a pas de raison que cela soit différent en France ». Par exemple, les zones de protection autour des aéroports vont être adaptées pour la 5G. Des travaux ont également été lancés au niveau européen.

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