La SNCF bloque l’arrivée de la concurrence et maltraite les voyageurs

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L’ouverture à la concurrence du rail devait, en principe, relancer le chemin de fer en France. Mais entre les obstacles dressés sur la route des candidats et la SNCF qui défend son pré carré, elle peine à se mettre en place dans les faits. Le ministère des transports comme la SNCF se fichent royalement des “usagers”.

Pour le moment, un seul concurrent

Depuis l’ouverture à la concurrence en décembre 2020, la France ne compte qu’un seul compétiteur installé face à la SNCF. C’est l’opérateur italien Trenitalia qui a lancé sa ligne Paris-Lyon-Milan en décembre 2021. Huit mois plus tard, le nombre de voyageurs avait progressé de 58% entre Paris et Lyon.

Quatre ans pour s’installer

Près de quatre années lui ont été nécessaires, dont trois consacrées à faire homologuer ses trains. Les Frecciarossa, ces rames de train rouges que l’on peut désormais voir Gare de Lyon à Paris. Elles ont d’abord dû être adaptées pour être autorisées à rouler sur le rail français. Mais la plus grosse bataille a consisté à dénicher un équipement indispensable pour rouler en France : des boîtiers KVB. Ils permettent de contrôler la vitesse et communiquent avec des balises sur la voie ferrée pour assurer la sécurité des trains.

Mais ces boitiers sont contrôlés aujourd’hui par la SNCF

Ce boîtier, fabriqué par Alstom, n’est plus vendu par le constructeur. Il devait être remplacé par un système européen baptisé ERTMS (pour European Rail Traffic Management System). Mais son installation traîne … Seules 40% des lignes à grande vitesse et 7% des lignes classiques françaises en sont équipées. Il faut donc aujourd’hui encore installer les deux systèmes pour être autorisé à rouler. Et pour trouver un boîtier KVB, il faut impérativement passer par la SNCF 

Un état du réseau défaillant mais bien utile à la SNCF

Les nouveaux arrivants seront ensuite confrontés à une ultime difficulté : un réseau vieillissant et parfois obsolète. Les rails en France ont un âge moyen de 28 ans, contre 17 en Allemagne. 

Une administration qui se soucie de privilèges aux dépens des voyageurs

Tout est fait pour retarder au maximum la concurrence. Le gouvernement laisse faire. Clément Beaune ne se soucie que de bloquer le transport aérien. Alors que les vols privés se multiplient. 

Cette façon de gérer le transport semble être au mieux de l’incompétence et au pire, bloquer la concurrence qui serait appréciée par les voyageurs.

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