Oubliez les files d’attente à l’enregistrement et les plateaux-repas en plastique à 10 000 mètres d’altitude. Le 18 mars 2026, les Éditions Fayard publient un ouvrage qui risque de donner des fourmis dans les jambes (et un supplément d’âme) à ceux qui pensent encore que voyager consiste simplement à accumuler des tampons sur un passeport.
Dans Sur les chemins du monde j’ai apprivoisé la liberté, Victoria Guillomon nous prouve que pour trouver le sens de la vie, il faut parfois accepter de perdre un peu de temps.

Du terroir à la route de la soie
Victoria n’est pas une « influenceuse voyage » de plus, perdue dans un filtre sépia. Elle vient de la terre, celle qui colle aux bottes, issue d’une famille d’agriculteurs où l’on ne compte pas ses heures. De cette enfance à la fois rude et joyeuse, elle a gardé une question chevillée au corps : c’est quoi, au juste, une vie réussie ?
À 27 ans, plutôt que de s’enfermer dans l’hyperactivité chronique de sa génération, elle a choisi la ligne de fuite. Son arme de prédilection ? Le plancher des vaches.
19 pays, 0 nuage (vus d’en haut)
Le défi était de taille : rejoindre l’Inde (et plus précisément Shimla) sans jamais mettre un

pied dans un avion. Six mois de route, dix-neuf pays traversés et autant de frontières géographiques que mentales abolies. Ce n’est pas une simple performance logistique, c’est une métamorphose.
Victoria raconte :
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L’épuisement contemporain : cette obsession de vouloir tout maîtriser, de l’image au temps.
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La quête de silence : dans un monde saturé de stimulations et de connexions permanentes.
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L’humanité avant l’écologie : parce que pour changer le système, il faut d’abord transformer son propre rapport aux autres.
Pourquoi vous devriez le lire ?

Parce que c’est un récit intergénérationnel qui parle aussi bien aux « burn-outés » du numérique qu’aux amoureux de la lenteur. On y retrouve l’énergie vitale de celle qui a déjà conquis le public avec son podcast Nouvel Œil et son succès librairie Tu penses quoi de la vie, mamie ?
C’est élégant, c’est lucide, et c’est surtout une sacrée déclaration d’amour à un monde qui, malgré ses crises, reste désespérément beau.
Infos pratiques : * Titre : Sur les chemins du monde j’ai apprivoisé la liberté * Pagination : 344 pages * Prix : 20,90 € * Sortie : 18 mars 2026



