Depuis le 14 mai 2026, inutile de prendre un vol pour le sud : la Méditerranée s’est installée sur le toit du Molitor. L’emblématique établissement parisien rouvre son rooftop avec une scénographie repensée, transformant son sommet en pont de paquebot estival. Entre cocktails aux accents de garrigue et vue plongeante sur le célèbre bassin, Paris s’offre une véritable escale balnéaire.
L’architecte Lucien Pollet l’avait imaginé comme un paquebot immobile. Près d’un siècle plus tard, l’hôtel Molitor n’a jamais autant assumé cette vocation maritime. Pour la réouverture de son rooftop, l’établissement a décidé de balayer la grisaille parisienne à grand renfort d’embruns méditerranéens. Fini le simple bar sur le toit, place à une destination à part entière où le jaune soleil et le bleu azur règnent en maîtres, défiant presque la Tour Eiffel qui observe la scène au loin.
Une croisière gastronomique sans quitter le port
Si le décor invite au farniente sur de généreux canapés, la carte, elle, fait office de passeport. Le menu navigue habilement entre les côtes italiennes, la Grèce, le Levant et le Sud de la France.
Les classiques de la Riviera sont exécutés avec une redoutable efficacité : vitello tonnato traditionnel, gambas crispy relevées d’une mayonnaise au basilic, ou encore poulpe rôti au paprika fumé. Pour les grandes tablées estivales — la véritable cible de ce genre de lieu —, la carte déploie des pièces de partage comme la côte de bœuf ou le poisson entier grillé. Le voyage s’achève sur des notes acidulées, avec un incontournable mariage citron de Menton et basilic.
La Méditerranée mise en bouteille
Côté bar, l’équipe a su s’entourer de partenaires statutaires pour asseoir son concept. Les champagnes Pommery et les rosés Minuty assurent la caution « Saint-Tropez », tandis que la mixologie prend le relais avec des créations audacieuses.
Le cocktail Rosé Riviera (pêche et romarin) s’annonce déjà comme le best-seller de la saison, talonné par le Lavender Sidecar (cognac et lavande) ou la Nuit d’Azur (tequila, myrtille et liqueur de Chambord). L’établissement n’oublie pas la tendance forte du « sans alcool » avec des mocktails botaniques très travaillés, comme le Bikini Breeze à l’hibiscus.
L’Œil Expert de Mister Travel News
Derrière l’esthétique léchée et le storytelling estival, cette réouverture illustre une mutation profonde de l’hôtellerie de luxe parisienne.
1. L’ère de l’Hyper-thématisation Aujourd’hui, avoir un rooftop à Paris ne suffit plus ; l’offre est pléthorique. Pour se démarquer, il faut un concept immersif fort. En jouant à fond la carte de la « Riviera », Molitor ne vend pas seulement une vue, mais une micro-évasion. L’hôtel capitalise intelligemment sur son ADN architectural (le style paquebot Art Déco) pour rendre cette thématique méditerranéenne légitime et non artificielle.
2. Le « Cobranding » comme levier d’expérience La présence très assumée de marques comme Minuty, Gin Mare ou Red Bull dans le communiqué montre que le rooftop fonctionne comme un véritable écosystème de partenariats. Ces alliances permettent à l’hôtel de co-financer l’expérience client tout en associant son image à des signatures reconnues du monde de la nuit et de la fête estivale.
Les Conseils de Mister Travel News
Comment les professionnels peuvent-ils exploiter cette adresse ?
- Pour les agences réceptives (DMC) et Conciergeries : Le Molitor devient l’argument parfait pour traiter l’objection du client international qui hésite entre « faire Paris » ou « aller dans le Sud ». Intégrez une réservation (Dîner ou Sunday Roast) dans vos packages haut de gamme comme une « expérience parisienne hybride ».
- Pour la clientèle « Bleisure » (Business + Leisure) : Avec des plats démarrant à 27 € et des cocktails à 18 €, l’adresse se positionne dans la fourchette haute mais accessible pour des notes de frais. C’est le lieu idéal à recommander à vos voyageurs d’affaires pour organiser un dîner informel de fin de congrès, loin de la rigidité des restaurants d’affaires classiques.
- Jouer sur l’amplitude horaire : Le rooftop étant ouvert 7j/7 de 12h à 1h du matin (avec un service continu au bar dès 17h), c’est une option stratégique pour combler les « trous » dans les itinéraires de vos clients, notamment pour admirer le coucher de soleil avant un vol de nuit.



