Comme nous l’avions déjà souligné dans nos colonnes dès vendredi dernier dans notre article Drame évité à bord d’un vol Dubai-Tel-Aviv, l’aviation civile internationale fait face à une onde de choc sans précédent. En effet, les autorités des Émirats arabes unis ont confirmé officiellement que la tentative de détournement du vol Flydubai constitue un « acte terroriste » caractérisé.
Le procureur général émirati, Hamad Saif Al-Shamsi, a révélé que le copilote, identifié comme Hammam Al-Hammami, avait méthodiquement commencé à exécuter son plan en agressant violemment le commandant de bord indien, Smit Machchhar, à l’aide de la hache de secours du cockpit, tout en tentant de prendre le contrôle de l’appareil en pleine chute vertigineuse.
Si le pilote a fait preuve d’un sang-froid extraordinaire en parvenant à ouvrir la porte du poste de pilotage pour permettre aux passagers et à l’équipage de maîtriser l’assaillant avant un atterrissage d’urgence en Arabie saoudite, les révélations sur le profil de l’agresseur jettent une lumière crue sur les failles sécuritaires des recrutements aériens.
Les investigations menées conjointement et relayées par de grands médias internationaux indiquent en effet que le copilote – de père omanais et de mère syrienne – avait été formellement interdit de vol par son pays d’origine, Oman, en raison de suspicions avérées de radicalisation islamiste suite à un séjour en Syrie. Malgré ce lourd passif sécuritaire et un passage infructueux chez Emirates, l’individu a été embauché par Flydubai, opérateur clé de la connectivité entre Dubaï et la région. Il a été affecté sans vérification rigoureuse apparente sur des lignes ultrasensibles vers Israël. Cet événement dramatique, qui a mis en péril 174 personnes à bord,la fiabilité des enquêtes d’antécédents et sur l’immixtion des tensions géopolitiques régionales au cœur même des cockpits commerciaux, transformant un vol régulier en cible prioritaire.
La requalification en acte terroriste de l’agression survenue sur le vol Flydubai impose une refonte drastique et immédiate des protocoles mondiaux de filtrage des équipages et de sécurisation des cockpits.
Pour les compagnies aériennes et les autorités de régulation internationales, la défaillance des contrôles d’antécédents sur des profils transfrontaliers démontre que la sûreté aérienne ne peut plus se reposer sur de simples présomptions de confiance. À l’avenir, la pérennité de la sécurité des vols réguliers devrait-elle exiger l’harmonisation mondiale de fichiers d’alerte partagés et des enquêtes de sécurité approfondies ? L’objectif est en tous les cas de garantir qu’aucun individu radicalisé ne puisse s’insérer au cœur des infrastructures critiques du transport mondial et surtout pour ne pas perdre la confiance des passagers.



