Praia (Cap-Vert), le 4 mai 2026 — L’industrie de la croisière d’expédition fait face à une situation médicale grave à bord du MV Hondius. Parti d’Ushuaïa il y a trois semaines pour une traversée transatlantique, le navire de la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions est actuellement bloqué au large du Cap-Vert suite au décès de trois passagers. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) soupçonne un foyer d’infection à hantavirus.
Une traversée endeuillée : les faits
Le MV Hondius, spécialiste des régions polaires, transportait 149 touristes de 23 nationalités (dont cinq Français) et 70 membres d’équipage. Le navire a effectué des escales en Antarctique, aux îles Malouines, à Sainte-Hélène et à l’Ascension avant que l’alerte ne soit donnée.
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Le bilan humain : Trois passagers sont décédés. Un cas d’infection à hantavirus a été officiellement confirmé en laboratoire chez un passager britannique de 69 ans, actuellement hospitalisé à Johannesburg. Cinq autres cas suspects sont sous surveillance.
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Situation à bord : Deux membres d’équipage nécessitent des soins urgents. Des mesures d’isolement et des protocoles d’hygiène stricts ont été instaurés sur le navire.
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Blocage diplomatique et sanitaire : Le Cap-Vert a interdit au navire d’accoster au port de Praia pour « protéger sa population ». La compagnie envisage désormais un débarquement aux îles Canaries (Las Palmas ou Tenerife).
Comprendre le hantavirus : un pathogène inhabituel en mer
Le hantavirus est une zoonose virale normalement transmise par les rongeurs sauvages (urine, salive, excréments). L’infection survient généralement par inhalation de poussières contaminées.
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Virulence : Il peut provoquer deux types de maladies graves : des fièvres hémorragiques avec syndrome rénal (FHSR) ou un syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH). Ce dernier est particulièrement redoutable avec un taux de mortalité avoisinant les 40 %.
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Transmission : La transmission interhumaine est jugée « extrêmement rare » par les autorités sanitaires, à l’exception notable de la souche sud-américaine « Andes ».
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Le défi du confinement : Si le risque de propagation à terre est jugé « faible » par l’OMS, l’espace confiné d’un navire de croisière facilite la surveillance étroite mais aussi l’inquiétude des passagers face à un mode de contamination encore incertain dans ce cas précis.
L’œil expert de Mister Travel News
Pour les agents de voyages, cette situation rappelle la vulnérabilité des croisières d’expédition face aux risques sanitaires exotiques. Bien que l’OMS se veuille rassurante en affirmant qu’il n’y a « aucune raison de céder à la panique ni d’imposer des restrictions de voyage », la gestion de crise par Oceanwide Expeditions sera scrutée de près.
L’intérêt stratégique pour vous :
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Réassurance client : Précisez que le hantavirus n’est pas un nouveau virus type Covid-19. C’est un virus connu, gérable, dont la transmission d’homme à homme est exceptionnelle.
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Transparence : Le navire stationne toujours au large du Cap-Vert en attente d’une évacuation médicale pour l’équipage. Les passagers sont suivis et des analyses de séquençage sont en cours pour identifier la souche exacte.
Le conseil de Mister Travel News : Si vous avez des clients engagés sur des croisières d’expédition polaires ou transatlantiques, rappelez-leur l’importance de l’assurance rapatriement « premium » pour ce type d’itinéraires isolés. Le cas du MV Hondius prouve que même en haute mer, le risque zéro n’existe pas.




Le risque est il plus important dans le cadre des croisières d’expédition que pour les croisières classiques ? Pour quelle raison ?