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Les conseils d’un sage pour visiter Rome !

 A un ami qui me demandait conseils pour visiter Rome, je lui ai dit : « Le secret d’un bon repas réside, dit-on, dans un choix équilibré des aliments liquides et solides, le mariage des saveurs, l’alternance des plats chauds et froids, le dosage minutieux du doux et de l’amer, la possibilité de reconnaître chaque parfum.

Si l’on ignore ces règles on s’expose à subir une terrible indigestion.

Les mêmes règles peuvent s’appliquer à la découverte de Rome. Abordée avec avidité et sans prudence cette ville riche, peut vous donner un dégoût des marbres, ruines, musées et antiquités en général, si l’on en abuse.

Il est vrai que le caractère particulier de Rome dû à son passé historique, les principes de sagesse sont difficiles à suivre.

Rome est un «mille-feuilles» formé au cours d’époques différentes seulement reliées entre elles par la géographie et l’exubérance de l’esprit italien.

Même si la complexité de Rome peut désorienter, le mélange reste d’un attrait sublime.L’esprit s’habitue rapidement à faire des bonds fantastiques, à franchir les siècles et les cultures.

On arrive à se surprendre d’apprécier le Musée Pauline, moderne dans les  jardins du Vatican juste après avoir regardé les fresques de la Chapelle Sixtine les acrobaties intellectuelles sont rendues possibles par la simplicité fondamentale de la Vie à Rome, par la chaleur et l’esprit ouvert de la population…

Si vous êtes intéressé par l’histoire romaine par exemple, visitez le Forum.

En descendant le long de la voie sacrée, il vous sera facile d’imaginer le sol vibrant sous les pas de la foule triomphante,avec ses musiciens,son butin,ou encore d’évoquer un moment plus paisible : un groupe de sénateurs bedonnants se promenant sous l’arc de Titus.

Mais votre rêverie brusquement s’interrompt. Que vient faire cette église baroque se dressant à l’intérieur du temple d’Antonin et Faustine, vous plongeant tout à coup dans les complexités du catholicisme au XVIIème siècle ? Puis à droite une autre église, S.Francesca Romana, qui date cette fois-ci du Moyen Age, jette son ombre sur la Voie Sacrée évoquant les premiers chrétiens martyrs et les artisans du moyen age qui placèrent soigneusement les marbres polychromes sur le campanile de l’église .

La masse imposante du palais du sénateur qui domine le Forum, de la colline du Capitole au nord, complique la scène en y a ajoutant les souvenirs de la Renaissance de Cola di Renzo et de ses rebelles.

Dans un musée, les époques successives seront-elles plus distinctes ? Le musée national de Rome paraît prometteur : des sculptures grecques et romaines parmi les plus importantes y sont exposées, placées for à propos dans les thermes de Dioclétien. Mais rien à Rome n’est si simple. Une partie de ces thermes a été transformée en couvent au XVIème siècle, sur les plans de Michel-Ange, pas moins, et le cloître est maintenant une paisible galerie de sculpture ouverte en plein air.

Poussez une fausse porte et vous verrez un moine peint en trompe l’œil, regardant le jardin et ses touristes .Aimable plaisanterie de moine au milieu de sculptures païennes.

Ce sont des exceptions, penserez vous, des exemples mal choisis, Rome doit certainement posséder un ensemble architectural, une place ou un groupe d’édifices conservant intact l’esprit d’une seule et même époque.

La place Navonna est entièrement baroque, ses fontaines, ses palais, ses églises sont telles qu’elles apparurent à Piranèse ; inchangées depuis le XVIIème siècle. Mais là encore une hésitation : cette forme elliptique de la place n’est pas de conception baroque. Les maisons et les rues se sont établies, des siècles après, sur la courbe fonctionnelle d’un ancien stade romain destiné aux courses de chars. Le conseil municipal a déclaré la place Navonna « île de la paix » « isola di pace » et en a interdit l’accès aux voitures. Seules les roues des bicyclettes et des voitures d’enfants sont présentes et la place a pris un aspect plus agréable et plus humain. 

Mais si la complexité de Rome vous désoriente, le mélange n’est pas sans attrait.

L’esprit s’habitue rapidement à faire des bonds fantastiques, à franchir les siècles et les cultures .Les acrobaties intellectuelles sont rendues possibles par la simplicité fondamentale de la vie à Rome, par la chaleur et l’esprit ouvert de la population.

Il n’est pas nécessaire de bien connaître Rome pour l’aimer, ni de creuser pour trouver les trésors cachés « fare bella figure », faire bonne figure est un principe de la vie italienne, c’est pourquoi Rome montre fièrement ses richesses à tous, à ceux qui passent comme à ceux qui y vivent, qu’ils soient là depuis cinq heures ou cinquante ans. Mais si l’on a peu de temps, il est encore plus important de ne pas essayer d’accumuler trop de visites, de flâner en accordant son rythme à celui de Rome. Évitez les heures de pointe ; à 13 heures, 16 heures et 19 heures et promenez vous au Pincio le long de la terrasse, descendez l’escalier de la place d’Espagne. Il faut regarder, du haut du Pincio, ou du Palatin,les couleurs de Rome se mêler sur la ville entière : l’ocre et l’or des murs éclairés par le couchant, le gris et la pourpre des rues à l’ombre, le vert et le noir des pins,l’orange brûlé des tuiles rondes. Essayez de reconnaître les églises à leur dôme : aplati et nervuré, c’est le dôme de l’église Del Gesu, le dôme élevé et pompeux de Saint Andréa Del Valle, San Carlo del Corso a des vitraux orange, Saint-Yvo a une flèche comme un tire-bouchon. Remarquez la forme fine et plate de la coupole du Panthéon avec son ouverture unique à ciel ouvert comme une soucoupe volante qui aurait atterri au milieu de Rome.

Marchez lentement, c’est le bon rythme. Dans la « manière de voir Rome en dix jours » de Stendhal, le programme est si chargé que peu de touristes pourraient le suivre.

Le premier jour, visite de Saint-pierre, des musées du Vatican, du Panthéon, du Château Saint-Ange, du Corso, des galeries Doria et Borghèse, des musées du Capitole,du Colisée, de la porte Saint-Paul, la Pyramide de Caïus Cestimus.

Mais à la fin de ce premier jour Stendhal recommande sagement «  faites le tour des murs, promenez vous dans Rome sans but ».

C’est ce que moi aussi je lui conseille avec quelques bonnes adresses en poche toutefois.

(J’en connais …) « 

Jacques BASCHIERI dit « Vinicius »

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4 réponses sur « Les conseils d’un sage pour visiter Rome ! »

Bravo à Jacques et Serge ,2 collègues et Amis, dignes de la lignée des meilleurs agents de voyages de WAGONLIT TOURISME ,dit Carlson WL et maintenant HAVAS

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