Catégories
Europe Sujets de Société Destination

Pedro Almodóvar vous fait connaître « son Madrid »

Qui mieux que Pedro Almodóvar peut dresser le portrait de l’Espagne moderne, post Franco ? 

Douleur et gloire, qui a vu la consécration à Cannes 2020 d’Antonio Banderas, son protagoniste, est un film qui contient plusieurs éléments autobiographiques du metteur en scène espagnol. A l’instar de La loi du désir (1987) et de La mauvaise éducation (2004), ce dernier opus forme une trilogie plus personnelle, ainsi qu’un rappel du Madrid des années Movida, où le cinéaste s’est installé étant jeune.

Comment ne pas se souvenir des intérieurs baroques et bariolés, des vêtements et costumes excessifs comme ses héroïnes ? Le décor n’est jamais un accessoire pour lui, sinon un personnage à part entière, et le choix quasi exclusif de Madrid pour situer ses histoires n’est pas pour nous déplaire. On reconnaît ici et là quelques coins touristiques de la ville, et d’autres plus secrets. Suivez l’itinéraire :

– L’appartement qu’occupe Antonio Banderas (Salvador Mallo dans le film) est une réplique de celui d’Almodovar situé sur le Paseo Rosales, en face du parc del Oeste, non loin du Palais Royal. Rappelons que Banderas joue le rôle d’un metteur en scène dans Douleur et gloire, avec des fortes ressemblances avec le réel.

– Le Círculo de Bellas Artes apparait dans Tout sur ma mère, comme devanture du théâtre où joue Marisa Paredes. Il est situé tout près du musée Thyssen-Bornemisza.

– Le quartier gay de Chueca, en plein centre-ville, était l’endroit très underground où évoluaient le même Banderas avec Victoria Abril dans Attache-moi.

– Un autre quartier très central, Malasaña, était le cœur de la Movida après la mort de Franco. Les extérieurs des premiers films d’Almodovar comme Le labyrinthe de passions ont été tournés sur place.

– Le quartier sud de La Latina abrite le Viaducto de Segovia, plus connu comme le pont des suicides et c’est là justement où le personnage féminin des Amants Passagers tente de mettre fin à ses jours.

– Calle Montalbán 7, à côté du musée des Arts décoratifs, est l’adresse où se situe l’appartement du dernier étage avec un grand balcon où se jouent plusieurs scènes hilarantes de Femmes au bord de la crise de nerfs.

C.A.T.

fb-share-icon Tweet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *