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Chine : tout un voyage en soie !

Dès le milieu du troisième millénaire av. J.-C., c’est en Chine que naquit la culture de la soie, une matière à la fois douce et résistante, autant que chatoyante. La précieuse marchandise a tissé de ses fils un vaste réseau commercial reliant les contrées chinoises jusqu’à Rome. Et bien au-delà des marchandises, la route de la soie a également transporté des idées et de la foi humaine qui ont remodelé le monde.

De nos jours, le projet d’une nouvelle route de la soie voulue par le président chinois Xi Jinping a pour but d’ouvrir des voies commerciales depuis la Chine jusqu’à l’Europe, en passant par l’Afrique. Ce serait, selon l’objectif national chinois, une opportunité pour les pays partenaires de se développer économiquement. Xi Jinping l’a même fait intégrer à la constitution du Parti communiste et prévoit son ouverture à horizon 2049, pour le centenaire de la République populaire de Chine. Bien que cette colossale entreprise puisse en effet contribuer au développement du commerce mondial, beaucoup la voient comme une volonté hégémonique de l’Etat chinois de contrôler les échanges de biens et de peser sur la géopolitique.

Mais revenons à l’aspect plus douillet de la matière. La sériciculture fait référence à l’élevage de vers à soie (les chenilles du papillon Bombyx mori) pour la production de la soie. Ces chenilles doivent être nourries avec un régime approprié de feuilles de mûrier blanc pour s’assurer que le filament peut être déroulé du cocon en un seul brin ininterrompu. Pour s’assurer que la chrysalide à l’intérieur n’émerge pas comme un papillon de nuit et n’endommage pas le filament, elles sont étouffées avec de la vapeur ou de la chaleur. Dans de nombreuses cultures, une fois utilisées pour la fabrication de la soie, les vers sont ensuite préparés de différentes manières dans des mets locaux.

Après avoir récolté les cocons de soie, ceux-ci sont brossés et nettoyés pour être déroulés et filés, et seront ensuite tissés dans un métier. On parle alors de soie sauvage, du doupion de soie, de la soie shantung et de la bourrette de soie comme étant des types différents, mais en fait il s’agit de la même matière tissée avec des fils irréguliers qui forment des « boutons ».

Pour distinguer ces trois appellations, on appelle doupion une soie sauvage (ou Shantung, du nom de la province chinoise homonyme) de qualité moyenne ayant un tissage plus aéré et des fils très grossiers, repérables à l’œil. Alors que la soie Shantung possède des irrégularités plus discrètes, appropriés pour la confection des vêtements qui se portent près du corps (chemises et chemisiers). Tandis que la bourrette de soie est plus lourde, a un aspect mat et le visuel et le toucher d’une toile car tissée avec des fils plus gros. Elle convient aux robes et plus particulièrement aux vestes.

Enfin, sachez que cette matière craquante sous la main et qui a un reflet luisant (obtenu par traitement pendant sa fabrication) ne doit pas être lavée car elle rétrécirait beaucoup et perdrait les aspects visuels qui font son charme.

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Une réponse sur « Chine : tout un voyage en soie ! »

Une route qui ne sera pas aussi douce que le nom qu’elle porte et sur laquelle seront laissées des traces profondes.
Mais l’évocation de l’étoffe précieuse est belle.

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