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La « covidisation » de l’offre en tourisme

Le « COVID washing » est en marche. Cette idée de  « covidisation » de l’offre, fort pertinente, a été émise par Sophie Lacour, DG d’Advanced Tourism. Avec un regard spécifique sur le tourisme.

L’esprit aiguisé de Sophie Lacour la conduit, chaque année, à dénicher les nouveautés technologiques pour le tourisme au CES, le salon de la high-tech de Las Vegas. Et l’édition qui vient de se dérouler en version vidéo lui est apparue comme celle d’une « covidisation » de l’offre touristique. On recycle et on invente beaucoup ces temps-ci. Le bien-être et la santé enveloppent tout. Tout produit qui était jusque-là un simple désinfectant, devient anti-covid . Des leviers de vitesse à dispositifs destinés à dépolluer l’air (qu’on trouve surtout en Asie) aux sprays purifiant l’air de l’habitacle. Pour vendre une destination, ne dites plus « venez vous ressourcer »  mais « venez vous retrouver », histoire de combler le vide relationnel des temps présents. Le marketing vend les destinations et les lieux rassurants par rapport au virus : destinations proches, voire Covid-safe, lieux où la distanciation sociale se fait naturellement. La recherche d’une labellisation Covid-safe est dans l’air. Ainsi le WTTC (World travel & tourism council) envisage-t-il un label de sécurité international pour reconnaître les protocoles de voyages en toute sécurité. Il devrait permettre aux voyageurs de reconnaitre les Etats et les entreprises du monde. Les entreprises éligibles telles que les hôtels, les restaurants, les compagnies aériennes, les compagnies de croisière, les voyagistes, les attractions, les locations de courte durée, les locations de voitures, les achats en plein air, les transports et les aéroports, pourront utiliser le label une fois les protocoles de santé et d’hygiène définis par le WTTC mis en œuvre. 

Nouvelles technologies sur fond de pandémie

Et puis de nouvelles techniques se fraient leur chemin. Ainsi, explique Sophie Lacour, les écrans transparents Oled de la marque LG. Prévus comme écrans de télévision haut de gamme pour hôtels chics notamment, ils peuvent aujourd’hui devenir  écrans-barrières dans des restaurants. Au CES de l’an dernier on découvrait la technologie haptique permettant de naviguer sur des écrans juste en bougeant les doigts mais sans toucher l’écran, cette année on en imagine mieux l’usage : acheter des objets en distributeurs, allumer des lumières, sélectionner des documents dans un office de tourisme, tout cela sans avoir besoin de rien toucher. Ces dispositifs haptiques – sous forme de combinaisons, de capteurs, ou directement via des écrans – répliquent la sensation du toucher, rendant possible la manipulation d’objets virtuels.  

Et, bien sûr, distances de sécurité obligent, voilà le boîtier SDA (social distancing assistant) de chez Ubudu. Il permet le respect de la distanciation sociale en entreprise. Porté sur soi, ce petit boîtier rechargeable d’à peine 70 grammes, émet une alerte lumineuse et par vibreur dès que vous vous trouvez trop proche d’un autre porteur. Le même dispositif propose des fonctionnalités comme le suivi des contacts, l’audit d’une chaîne éventuelle de contamination en cas d’infection au coronavirus.

La digitalisation de l’économie, l’avènement massif du télétravail et les préoccupations environnementales vont mener le monde

 La vaccination massive va-t-elle tuer dans l’œuf certaines de ces initiatives ou bien pérenniser certains réflexes acquis pendant l’épidémie ? Quoi qu’il en soit, la technologie, face au COVID a fait un bond. L’acceptabilité par les professionnels et par  le public aussi.

Evelyne Dreyfus

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