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Air France – KLM: des ambitions de rachat pour une compagnie toujours malade

Comment évoquer ces possibles rachats sans se poser de questions sur la fiabilité de la compagnie nationale française ? Nous, nous avons choisi de rappeler les nombreuses erreurs d’Air France et de l’argent du contribuable dépensé à tort. D’ailleurs, si l’état allemand est totalement sorti du capital de Lufthansa, la situation est bien différente chez la française.

Les favoris pour la reprivatisation de TAP Air Portugal

Lufthansa et Air France-KLM pourraient être encore en compétition pour le contrôle d’une grande compagnie aérienne européenne. Après avoir soumis des propositions sur l’italienne, ITA Airways, les deux groupes sont cités comme favoris dans la reprivatisation de TAP Air Portugal.

TAP – Air Portugal : 3ème privatisation de son histoire

La vente de TAP à des groupes privés intervient un peu plus de deux ans après que le gouvernement portugais a renationalisé la compagnie aérienne. Fondée en 1945, la TAP est née en tant qu’entreprise publique, mais a été privatisée en 1953. En 1975, après la Révolution des Œillets, qui a mis au pouvoir un gouvernement de gauche, la TAP a été nationalisée pour la première fois. En 2015, après un long processus, la compagnie aérienne a vendu 61% de son capital au consortium Atlantic Gateway formé par les entrepreneurs David Neeleman et Humberto Pedrosa. La même année, un nouveau gouvernement socialiste décide de reprendre le contrôle de l’entreprise et acquiert progressivement la participation des partenaires privés.

TAP – Air Portugal : face à des pertes énormes

Actuellement, la TAP fait face à des pertes colossales, bien qu’elle ait développé le transport de passagers ces derniers mois grâce à la reprise des vols internationaux. Malgré cette situation Air France – KLM et Lufthansa veulent se battre pour l’acquérir. N’oublions pas le groupe IAG avec Iberia qui reste intéressé par la compagnie aérienne portugaise.

Air France – KLM : une suite d’échecs et de pertes

Chez Air France, on ne compte plus les erreurs du passé. La reprise d’Air Inter et d’UTA, en Janvier 1990, n’aura pas vraiment amélioré la rentabilité du transporteur français. Le PDG de l’époque, Bernard Attali, croyait s’être débarrassé de concurrents. Bien au contraire, nous avons vu arriver Air Liberté et AOM sur les lignes les plus rentables.

On ne compte plus le nombre de jours de grèves des pilotes d’Air France qui participent également à la gabegie.

Qui se souvient de la fusion ratée de Airlinair, Brit Air et Régional ? Ces trois compagnies ont été réunies autour de HOP … aujourd’hui disparue. Un autre projet foireux fut l’œuvre d’un PDG farfelu, JM Janaillac. Il a voulu le lancement de la low-cost Joon. Une compagnie qui n’a pas gagné un seul euro durant sa courte vie.

Lorsque Ben Smith, le nouveau PDG du groupe, prend ses fonctions, Hop est déjà à la dérive. Le nouveau dirigeant choisit donc d’étendre la présence de Transavia, la filiale low cost de KLM, en France. Il aura fallu négocier durement avec les pilotes pour que cette compagnie aérienne ait un minimum d’appareils.  

les présidents d’Air France depuis 1988 (Attali – Blanc – Spinetta – De Juniac – Gourgeon – Janaillac)

Des présidents qui se succèdent sans fin

La liste des responsables de ce chaos organisationnel est interminable. Chez Air France ils passent et sont remplacés par de très gros salaires. L’état est toujours là pour renflouer les caisses de cette compagnie toujours souffrante.

Ben Smith

Pour rappel, la compagnie a enregistré une perte de 7,105 milliards d’euros en 2020. En ce qui concerne 2021, les pertes se sont élevées à 3,294 milliards d’euros. Ben Smith, espère un retour positif en 2024. Sera-t-il encore là ?

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