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Avion contre train: la règle française des 2h30 remise en question?

Après un an de tractations avec Paris, la Commission européenne s’apprête à rendre son verdict sur l’interdiction française de l’avion sur les trajets desservis par le train en moins de 2 h 30. Le texte final devrait être sérieusement amendé, avec une limitation dans le temps. Nous avons repris en partie les informations communiquées sur le journal financier Les Echos, par Bruno Trévidic, un journaliste expert sur l’aéronautique.

Une réponse dans le courant décembre

Selon Olivier Jankovec, le directeur général de l’association des aéroports européens (ACI Europe), qui avait porté plainte contre la décision française aux côtés de l’Union des aéroports français (UAF) et d’une association de compagnies aériennes françaises (le Scara), le verdict de la Commission pourrait tomber « dans la première semaine de décembre ».

Quatre liaisons intérieures concernées

Selon toute probabilité, cette règle des 2 h 30, qui devait entrer en vigueur en mars 2022 et qui concernait potentiellement quatre liaisons intérieures (Paris-Bordeaux, Paris-Nantes, Paris-Lyon et Lyon-Marseille), devra être limitée dans le temps, et non pas définitive comme le prévoyait le texte initial. Et ce afin de se conformer à la réglementation européenne, qui stipule que toute limitation ou interdiction d’exercer des droits de trafic, pour remédier « à des problèmes graves d’environnement », ne peuvent durer plus de trois ans.

Les vols en correspondance pas concernés

Les vols de correspondance avec les vols long-courriers ne seront pas concernés par cette interdiction, ce qui permettra à Air France de continuer à desservir son « hub » de Roissy-CDG au départ de Bordeaux.

Orly-Bordeaux ne sera pas rouverte de sitôt

Cependant, si la Commission européenne impose effectivement une limite de temps à cette interdiction conformément à la règle européenne, il n’est pas exclu que ces liaisons puissent être relancées d’ici à trois ans, par d’autres compagnies européennes. C’est notamment le souhait exprimé à plusieurs reprises, par les représentants de l’agglomération bordelaise, y compris son maire écologiste, et de la chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux.

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