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Actuellement, des manifestations en Thaïlande contre le gouvernement

On rapporte depuis plusieurs jours des manifestations dans plusieurs grandes villes du pays. Dans la dernière semaine de Juillet, certains médias ont évoqué l’une des plus grandes manifestations anti-gouvernementales que la capitale ait connues depuis des années, malgré l’interdiction du coronavirus sur les grands rassemblements.

La jeunesse est dans la rue pour le changement

La jeunesse thaïlandaise est très présente dans ces protestations. Ils indiquent qu’ils continueront à protester si leurs trois principales revendications ne sont pas satisfaites – la dissolution du parlement, la réécriture de la constitution et l’arrêt de la censure par les autorités.

Hong Kong comme exemple ?

Il est possible que nombre de jeunes étudiants aient suivi les manifestations à Hong Kong afin de réclamer plus de démocratie. Le résultat aura été un renforcement du pouvoir de Pékin. En Thaïlande, la situation est différente. Le pays a déjà connu de nombreuses manifestations. Le dernier coup d’état militaire a eu lieu en 2014. Le général Prayuth Chan-ocha prend le pouvoir. Plusieurs fois repoussées, des élections sont finalement organisées le 24 mars 2019 et gagnées par …. Prayuth Chan-ocha !

Les étudiants en premières lignes

Désormais, des étudiants avertis en technologie ont coordonné ce que l’on appelle des « flashmobs » à court préavis, publiant souvent sur des sites de médias sociaux quelques jours seulement avant les événements, pour éviter une réaction de la sécurité. Une dirigeante étudiante de 23 ans, indique : « Lors de la première manifestation à « Democracy Monument », nous avons mis #FreeYouth et c’est notre premier moment à utiliser cet hashtag et il est devenu viral très rapidement et est devenu un numéro un dans le monde ». Mais tous les participants à la manifestation ne soutiennent pas le mouvement car plusieurs policiers en civil sont parmi la foule, photographiant les participants et surveillant les discours.

Les manifestations seraient nombreuses

40 manifestations anti-gouvernementales auraient été organisées depuis une manifestation massive à Bangkok le 18 juillet. En fait, les premières manifestations ont débuté au début de cette année, peu de temps après que la Cour Constitutionnelle thaïlandaise ait dissous le » Future Forward Party » le 21 février et interdit à son représentant, Thanathorn Juangroongruangkit, de faire de la politique pendant 10 ans.  Ce parti, arrivé troisième aux élections de 2019, est largement plébiscité par les jeunes électeurs.

Le prétexte du crime de lèse-majesté

En vertu de l’article 112 du Code pénal thaïlandais, le crime de lèse-majesté, ou critique de la monarchie, est interdite par la constitution. La police n’hésite pas à arrêter des manifestants en prétextant un affront envers la royauté Parmi un rassemblement à Lampang, deux jeunes hommes ont brandi des photos encadrées d’universitaires thaïlandais auto-exilés Pavin Chachavalpongpun et Somsak Jeamteerasakul. Ils risquent tous deux d’être arrêtés pour crime de lèse-majesté.

Un décret d’urgence prolongé

Le Premier ministre thaïlandais, le général Prayut Chan-Ocha, a annoncé une récente prorogation du décret d’urgence jusqu’au 31 août, citant le besoin urgent de continuer à surveiller la pandémie. Selon « Human Right Watch » : « Prolonger la situation d’urgence permettra aux autorités thaïlandaises de continuer à réprimer les opposants, d’arrêter les critiques et d’interdire les rassemblements pacifiques pour des raisons politiques et non de santé publique »

Le tourisme est surtout local actuellement

En Thaïlande, les plages sont vides et dans tout le pays, environ 30 à 40% des hôtels sont ouverts. Pour l’instant, il n’y a que du tourisme domestique. Les points chauds pour les étrangers comme Kata à Phuket sont comme des villes fantômes. À Bangkok, la vie est relativement normale, mais nous savons déjà que 85 hôtels seraient à vendre. Cela aura des effets à plus long terme sur le marché immobilier et de l’économie en général

La Thaïlande relativement épargnée par la Covid

Le New York Times indique : “Personne ne sait exactement pourquoi la Thaïlande a été épargnée. Est-ce la distanciation sociale ancrée dans la culture thaïlandaise qui a empêché la transmission fulgurante du coronavirus ici? L’adoption précoce des masques faciaux par la Thaïlande, associée à un système de santé robuste, a-t-elle atténué l’impact du virus? Était-ce le style de vie en plein air ou leur taux relativement bas de conditions préexistantes ?”

“Y a-t-il une composante génétique dans laquelle le système immunitaire des Thaïlandais et d’autres dans la région du Mékong est plus résistant au coronavirus ? Ou est-ce une alchimie de tous ces facteurs qui a isolé ce pays de 70 millions d’habitants ? ». En gros la Thaïlande est officiellement peu touchée par la pandémie comme nombre de pays d’Asie du Sud-Est”

Depuis Avril 2020, interdiction de venir en Thaïlande

En avril, la Thaïlande a interdit presque tous les vols entrants. Les vacanciers ont arrêté de venir à Bangkok, autrefois la ville la plus visitée du monde. Le ministère thaïlandais du tourisme et des sports estime que 60% des entreprises hôtelières pourraient fermer d’ici la fin de l’année. Depuis quelques jours, le pays entrouvre la porte pour certains cas de personnes étrangères. Il s’agit notamment de personnes qui viennent se faire soigner ici. Les seuls étrangers présents dans le pays sont ceux qui ont des visas de longue durée.

On espère que ces manifestations trouveront une issue et que le pays rouvrira ses portes pour la prochaine saison d’hiver.

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