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Ibiza, l’île calme ?

L’Espagne a été l’un des premiers pays touchés par l’épidémie du Covid 19. Après les terribles chiffres d’avril et mai, l’état d’alerte a commencé à se relâcher au mois de juin. L’économie s’est peu à peu mise en marche et, en juillet, quelques bons signes sont apparus. Malgré cela, le degré de sécurité que l’on croyait pouvoir atteindre n’est pas arrivé et le tourisme est l’un des secteurs les plus touchés en cette période de vacances dans tout l’hémisphère nord. 

A Ibiza, sur la plage de Figueretas, comme jamais auparavant, maintenir la distance sociale recommandée pour éviter la contagion est quelque chose de simple. Sur les terrasses des restaurants la clientèle est rare et de nombreux appartements sont fermés. Ainsi, l’île méditerranéenne jadis si peuplée craint le coup de grâce pour sa saison après la décision britannique d’imposer la quarantaine à ceux qui arrivent d’Espagne. 

La pandémie a frappé l’économie de l’île pour une raison simple : 90% de son PIB provient du tourisme. À la mi-juin, l’archipel des Baléares abritait des espoirs après avoir reçu les premiers touristes étrangers autorisés à venir en Espagne, dans le cadre d’un projet pilote bilatéral avec l’Allemagne. En fait, en juillet, la reprise a été meilleure que prévue, mais la quarantaine britannique imposée le 27 juillet dernier, en réponse à la récente augmentation des cas de coronavirus en Espagne, menace de l’anéantir. Et ceci malgré le fait que le virus a une très faible incidence sur cette île. 

Pendant ce temps, les quelques touristes présents et les habitants apprécient un calme sans précédent, habitués été après été à être envahis d’étrangers avides de connaître ses boîtes de nuit, ses soirées animés par les DJs les plus réputés et ses plages aux eaux claires. La vie nocturne en ressent fortement l’impact, car l’épidémie de coronavirus a provoqué la fermeture totale des boîtes de nuit de l’île.

Après un tel choc, les autorités locales devraient peut-être repenser un peu leur modèle touristique,

C.A.T.

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2 réponses sur « Ibiza, l’île calme ? »

Ibiza est le pire du tourisme. Voir San Antonio l’été envahi par une jeune population Britannique alcoolisée de jour comme de nuit dépasse tout ce qui est supportable pour une population locale exaspérée.Des manifestations insulaires se multiplient juste pour retrouver un peu de dignité. Gestion et diminution drastiques des flux de touristes obligatoires, régulation des permis de construire pour les étrangers, développement d’une économie digitale pour en finir avec la dépendance de l’île avec un tourisme qui détruit l’île.

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