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Maradona : idole sportif et fétiche populiste

Dieu est mort, aurait annoncé Nietzsche. Le dieu du ballon rond, le D10S (du mot Dios, Dieu, en espagnol, et l’éternel numéro 10 de son maillot) Diego Maradona, le gamin de la banlieue de Buenos Aires vient de mourir à 60 ans, quelques semaines à peine après avoir subi une opération au cerveau.

Un personnage haut en couleur, qu’il faut sans doute analyser tant pour ses contributions au football, que pour ses excentricités en dehors du stade, car il était connu pour son activisme politique de la gauche radicale latino-américaine. Destin ou hasard du calendrier, Maradona meurt le 25 novembre, le même jour que son « ami révolutionnaire » Fidel Castro, el Comandante, qui l’avait connu à La Havane quand le joueur suivait une cure pour désintoxication. Maradona était un grand admirateur de Fidel, comme il l’était déjà du Che Guevara, qu’il avait tatoué sur son bras droit.

Avec Hugo Chavez

L’une de ses amitiés les plus critiquées fut sans doute celle avec Hugo Chávez, feu président du Venezuela. Maradona a toujours cultivé un esprit rebelle et provocateur, et Chávez a fait de lui un allié pour transmettre ses idéaux au peuple. Cette amitié l’a également conduit à soutenir l’actuel président vénézuélien, Nicolás Maduro.

Maradona était également proche de l’ancien président bolivien Evo Morales, à qui il n’a pas hésité à exprimer son soutien après sa démission en 2019, au milieu d’élections controversées pour fraude. Il a également soutenu l’actuel président mexicain Lopez Obrador, ainsi que le pape François, et les mandats successifs du couple Kirchner, en Argentine, sur lesquels pèsent plusieurs procès pour corruption.

Le joueur doit beaucoup à la ville de Naples, où a commencé sa carrière internationale. Luigi de Magistris, maire de la ville, vient d’annoncer sur ses réseaux sociaux que le stade San Paolo changera de nom pour être rebaptisé Diego Armando Maradona en l’honneur de celui qui a donné les plus beaux jours au club.

C.A.T.

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