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IATA : pourquoi détenir encore un agrément ? De plus en plus d’agences ont trouvé d’autres solutions

De moins en moins d’agences de voyages bénéficie de l’agrément IATA (Association du transport aérien international) pour commercialiser les billets d’avion via le système BSP. Selon les dernières données, en Espagne, il y avait 3 907 points de vente avec une « plaque IATA » contre environ 8 000 agences, il y a une dizaine d’années

Une chute déjà observée depuis 2007

La chute du nombre d’agences agrées avait déjà chuté, lors de la crise financière en 2007. Au cours des années suivantes, ce chiffre a chuté de façon drastique pour deux raisons : la fermeture massive d’agences en raison de la conjoncture défavorable et le resserrement des conditions imposées par les compagnies aériennes.

Le coronavirus va encore faire chuter ce nombre

Bien que ces dernières années le déclin des agences accréditées par l’IATA se soit ralenti, tout indique qu’avec la crise due à la Covid-19, des centaines d’agences ne seront plus en capacité de conserver l’agrément IATA. En Espagne, on estime qu’il y aura encore une chute d’au moins 20%.

Fournir des garanties au BSP va devenir compliqué

Pour des raisons évidentes, cette année, le nombre diminuera car toutes les agences ne peuvent pas fournir de garanties actuellement, ni payer des frais élevés lorsqu’elles ne facturent pas. Mais, il y a des alternatives.

Collaborer avec un consolidateur

Pour la plupart des agents de voyages non IATA, les consolidateurs sont le moyen le plus simple et le plus efficace de gérer l’émission de billets. Dans ce scénario, les agents gèrent les réservations entièrement de leur côté et signent un accord avec l’entreprise qui va émettre les billets pour les réservations qu’ils effectuent. En termes techniques, les agents effectuent les réservations en utilisant leurs propres identifiants GDS et leurs propres tarifs, qu’ils soient publics ou négociés. Lorsqu’un voyageur réserve un vol, l’agent crée un dossier de nom de passager (PNR) et l’envoie au consolidateur, qui l’examine, émet le billet, puis envoie le billet aux agents pour le transmettre au voyageur final. Les deux entreprises principales en France sont Resaneo (uniquement en B2B) et MisterFly.

Une autre solution : collaborer avec une agence hôte

C’est un service que nous retrouvons souvent dans les réseaux d’agents de voyages indépendants. Les agents paient une cotisation, ont accès à une grande variété de services allant de la billetterie au support back-office ou même à la formation et travaillent pour l’agence hôte en tant qu’entrepreneurs indépendants.

Les sites en marque blanche

L’agence de voyages indépendante peut avoir un site internet avec sa propre marque. Via une connexion informatique, le site peut présenter une offre de réservations de billets d’avion grâce aux sites en marque blanche (white label). La plupart le proposent, tout comme Expedia. MisterFly propose également l’hôtellerie face à Booking qui propose également une marque blanche

Le problème des remboursements de billets d’avion touchent tous les acteurs

Jean-Louis Baroux, président de JLB Conseil et fondateur d’APG (Air Promotion Group) avait écrit dans la Tribune :

“Le principal problème auquel tous les acteurs sont confrontés est l’absence de trésorerie. Cela est aussi vrai dans les compagnies aériennes que chez les agents de voyages. Or la réponse de IATA consiste à faire alimenter les comptes des compagnies aériennes par les distributeurs qui ne disposent pas des ressources nécessaires. Qui plus est, ces derniers sont en butte à leurs clients lesquels réclament, et on peut les comprendre, le remboursement des billets qu’ils ont achetés pour des vols que les compagnies aériennes n’opèrent pas. Mais IATA, pour protéger les transporteurs, et c’est d’ailleurs son rôle premier, a cru bon de renvoyer les demandeurs à chacune des compagnies aériennes sans donner de consignes claires à ces dernières. En fait personne dans l’institution qui gère le transport aérien ne souhaite se mouiller. Donc les responsables se contentent de rappeler les résolutions qui seraient applicables en temps de paix, mais certainement pas en temps de guerre.

Du côté des compagnies aériennes, le paysage n’est pas plus reluisant. IATA demande ces dernières un dépôt ou tout le moins une garantie bancaire afin de sécuriser les transactions entre elles. Or les compagnies sont elles-mêmes exsangues et la plupart sont dans l’incapacité de faire face à cette exigence.”

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