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TUI : Même le PDG semble ne plus croire dans l’entreprise !

La vente de la participation de 49% dans 19 hôtels RIU, rappelle aux experts boursiers des accords similaires avec la compagnie aérienne défunte, Air Berlin. En 2012, la compagnie aérienne avait vendu la majorité de son programme de fidélisation au principal actionnaire d’alors, Etihad. Cette affaire n’a pas empêché Air Berlin de faire faillite. Par ailleurs, des journaux allemands ont découvert une surprise avec PDG Fritz Joussen

Les experts en bourse ne sont pas vraiment optimistes

La banque d’investissements, Jefferies, a calculé que les revenus seraient juste suffisants pour donner à TUI, de l’air pendant deux mois malgré le fait que le groupe allemand soit endetté à près de sept milliards d’euros. Le géant financier, Blackrock, a même vendu des droits de souscription TUI à hauteur de 1,1% dans l’espoir de pouvoir acheter les actions en bourse pour moins qu’aujourd’hui. Pour rappel, l’action TUI était à près de 13 euros en Mai 2018, à peine 2 euros en Juillet 2020. Depuis l’action se redresse à peine à 5 euros fin Mai – début Juin.

Les boursiers parient sur du court-terme

Au moins 4,1% des actions TUI sont désormais soumises au pari selon lequel les prix continueront de baisser. En vérité, la proportion pourrait même être nettement plus élevée, car les blocs d’actions vendus à découvert ne doivent être déclarés qu’à partir de 0,5 % du volume total. Parmi les vendeurs à découvert figurent des noms importants tels que World-Quant, BNP Paribas ou Melqart, qui ont chacun misés entre 0,5 et 0,7% des actions TUI.

Les experts financiers savent que la consommation de cash est importante

Le groupe a toujours une énorme consommation de liquidités. Les deux tiers de ses 411 hôtels étaient fermés en raison de la pandémie et on ne parle pas de la compagnie aérienne. Le 7 mai, TUI a annoncé des liquidités de 1,7 milliard d’euros – et n’était que de 0,1 milliard de plus que six semaines plus tôt, bien qu’entre-temps 0,4 milliard d’euros s’étaient transformés en obligation convertible.

La garantie financière risque de coûter plus chère

Chaque fournisseur de voyages à forfait doit déposer une garantie financière à l’avance, qui, selon le ministère fédéral de la Justice, devrait s’élever à 7% des ventes annuelles. Pour TUI, cela pourrait représenter une somme de 350 millions d’euros, même si le groupe ne souhaite pas confirmer le chiffre en raison de la situation juridique encore floue. En outre, une disposition d’application du projet de loi stipule que le fonds d’assurance voyage peut refuser de protéger les prestataires de voyages à forfait « qui leur imposent un risque déraisonnable et suggèrent une charge importante sur les actifs du fonds dans un avenir prévisible ».

Le pire est l’attitude de Fritz Joussen

Contrairement à d’habitude, Fritz Joussen n’a pas prononcé de discours de persévérance. A sa place, seul le patron de la stratégie, Peter Krüger, a promis une « forte reprise de l’activité l’année prochaine ». La raison du silence du PDG tient sûrement de la vente de ses propres actions TUI pour une valeur de 300 000 euros le 18 mai, et pour 500 000 euros, le lendemain.

Était-ce le bon moment pour redonner confiance aux investisseurs et aux partenaires du groupe ?

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