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Un pays sous les projecteurs : La Barbade, jeune république

Mardi 30 novembre 2021, à minuit heure locale, le micro-État caribéen de la Barbade s’est affranchi de la couronne britannique pour devenir une République, suivant l’exemple de l’île Maurice en 1992. Un changement de statut symbolique qui traduit la volonté des nouvelles générations de faire table rase du passé colonial.

Le changement est essentiellement symbolique, car la plus orientale des Petites Antilles est indépendante depuis le 30 novembre 1966 à minuit, bien qu’elle soit restée membre du Commonwealth (Communauté des Nations) et choisit la monarchie parlementaire et constitutionnelle comme forme de gouvernement. Officiellement cheffe d’État, Elizabeth II n’a jamais interféré dans la vie politique barbadienne et son titre était surtout honorifique.

Hier, 55 ans plus tard et à la même heure, la plus jeune république du monde a vu le jour, suite à un divorce sans pertes ni fracas. La Barbade continuera de faire partie du Commonwealth, bien que cette alliance d’anciennes colonies ait une image de plus en plus faible et diffuse, malgré le fait qu’Elizabeth II en ait fait un objectif prioritaire de son mandat au cours de ces décennies. On verra donc disparaître les insignes de la Reine ainsi que le terme « royal » du nom de ses institutions.

La richesse de la Barbade, l’une des îles des Caraïbes les plus anglophiles qui existe de par la langue, les institutions et les traditions, était jadis cimentée par le trafic et le travail des esclaves africains, qui travaillaient principalement dans les plantations de tabac et de canne à sucre. De nos jours, elle est plutôt connue en tant que paradis fiscal et aussi par ses plages.

Juste après être devenue la plus récente république au monde, Sandra Mason, gouverneur principal et devenue première présidente, a profité du « désengagement » pour déclarer officiellement la chanteuse Rihanna, sa citoyenne la plus célèbre, héros national et marraine de la cérémonie appelée Pride of Nationhood, où des dignitaires et hauts fonctionnaires, dont le prince Charles d’Angleterre, ont salué la transition historique vers le régime républicain.

Qu’en est-t-il de la production audiovisuelle de cette petite île qui a souvent servi de décor à des productions internationales ? Depuis 2015, le BIFF ou festival du film indépendant de la Barbade propose des films projetés dans toute l’île dans des lieux idylliques. Plus d’informations sur https://www.visitbarbados.org/fr/festival-du-film-de-la-barbade. Notre petite sélection :

Hall (2017) un véritable documentaire policier signé Rommel Hall qui raconte la vie du fugitif le plus célèbre de la Barbade, Winston Leroy Hall, presque une légende locale. Condamné pour le meurtre d’un propriétaire de plantation, il a échappé à plusieurs reprises aux autorités pénitentiaires et a réussi à fuir pendant près de deux décennies à travers les Caraïbes. La vérité derrière ses évasions est insaisissable, bizarre et surtout très bien racontée dans ce documentaire passionnant.

Top secret (The tamarind seed, 1974) est un film d’espionnage américano-britannique de Blake Edwards avec Julie Andrews et Omar Sharif sous fond de guerre froide. En vacances après son travail dans la fonction publique, Judith Farrow (Julie Andrews) se rend dans les Caraïbes où elle se lie d’amitié avec un Russe débonnaire nommé Feodor Sverdlov (Omar Sharif). Les deux tombent rapidement amoureux, mais les sentiments de Judith sont mis à l’épreuve lorsque Sverdlov se révèle être un agent russe désireux de la rallier à sa cause. De retour à la maison, Judith reçoit l’ordre de ne plus jamais le revoir, mais ne elle refuse et découvre bientôt que leurs vies sont en danger.

C.A.T.

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