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Stations de ski : l’absence des britanniques est un coup dur pour les professionnels du tourisme

Pour limiter la propagation du variant Omicron en France, le gouvernement français a pris des mesures drastiques pour les voyageurs venant d’outre-Manche, déclenchant « une vague d’annulations ».

Une catastrophe économique

« C’est une véritable catastrophe économique, » déclare Christophe Lavaut, le directeur de la station savoyarde de Val d’Isère. « 42% de la clientèle est concernée », explique-t-il. “On ne conteste pas” les mesures sanitaires, ajoute-t-il « mais on demande qu’on ne nous laisse pas tomber et qu’on pense à nous. »

Les réservations étaient au beau fixe

« Du jour au lendemain, on nous coupe quasiment de la moitié de nos retombées économiques, de notre chiffre d’affaires, de notre fréquentation », explique-t-il, d’autant qu’à « deux jours des vacances de Noël, c’est vraiment très, très, très difficile à supporter parce que tous les professionnels de la station, qui avaient embauché leur personnel et avaient fait leurs stocks pour les restaurants ou les bars ».

Les britanniques représentent un nombre notable de clients

Jean-Marc Silva, directeur général de l’association France Montagnes, précise que les Britanniques constituent le plus important contingent de touristes dans les stations françaises de ski et représentent 9% des clients.

« Ce sont les Anglais qui ont inventé le tourisme en montagne », dit-il. « Ils ont cette culture de la montagne et n’ont pas de montagnes, alors les montagnes françaises, ils se les sont appropriées. La clientèle française est plutôt attirée par le ski. Le Britannique, lui, il va skier mais il sera le premier à l’après-ski, il sera le premier à « l’happy hour », assure-t-il.

A l’Alpe d’Huez, les Britanniques représentent un quart de la clientèle. Le directeur de l’office du tourisme de la station, François Badjily, espère que les pertes seront limitées autour de Noël, quand la majorité de la clientèle est française.

Les professionnels attendent Janvier avec craintes

Mais en janvier, « qui est un mois où les Français partent peu en vacances et où on a beaucoup de clientèle internationale, ça va faire un vrai trou », déplore-t-il.

« C’est une clientèle qui a un panier moyen supérieur aux autres clients. Ce sont des gens qui prennent des cours de ski, qui vont au restaurant, qui sortent beaucoup. Si on perd un quart (de notre clientèle) avec les Anglais, on perd plus d’un quart du chiffre d’affaires. »

Pour les agences anglaises, c’est également une catastrophe

Mark Tanzer, directeur général de l’Association britannique des agents de voyage (ABTA), estime, lui aussi, que la décision du gouvernement français est un « coup de massue pour l’industrie du voyage d’hiver ».

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