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Beau comme un avion: les chefs d’état à Londres, un concentré de pouvoir et de technologie

Ce week-end, plusieurs appareils transportant les leaders du monde entier sont arrivés à Londres pour les funérailles de la reine Elizabeth II. Pour la plupart, ils ont atterri à l’aéroport de Stansted, plus éloigné du centre de la capitale britannique que Heathrow, mais à proximité du site de la cérémonie et ayant plus de créneaux horaires disponibles.

Environ cinq cent dirigeants et dignitaires étrangers se sont rendus à ce qui sera l’un des plus grands événements jamais organisés sur le sol britannique.

Selon une nouvelle parue sur le média anglais Politico, le ministère des Affaires étrangères britannique a conseillé aux diverses chancelleries d’utiliser, dans la mesure du possible, des avions des compagnies aériennes commerciales plutôt que des jets privés, afin de respecter les slots déjà existants et de ne pas générer des créneaux supplémentaires dans les aéroports déjà saturés.

L’un des premiers avions à arriver avant le weekend était le Boeing 747-400 du Sultanat d’Oman, suivi d’un autre Jumbo, le modèle 747-8 du cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, émir du Qatar. Cet avion particulier a la même livrée que la compagnie porte-drapeau du pays, Qatar Airways, mais il est opéré par des pilotes du gouvernement à travers d’un escadron spécial relevant directement de l’émir.

Peu après, arriva l’Airbus A330 (KC-30) de la Royal Australian Air Force, avec plusieurs représentants du gouvernement australien, qui fait partie du British Commonwealth of Nations et qui a désormais le roi Charles III comme monarque.

Le quatrième avion venait du Gabon, un Gulfstream G650 avec à son bord le président Ali Bongo Ondimba. À la cinquième place s’est trouvé un autre Jumbo 747-400, cette fois du cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Premier ministre des Émirats arabes unis et émir de Dubaï.

Le Canada, bien qu’il soit membre du Commonwealth, n’a envoyé que le premier ministre Justin Trudeau et un petit entourage à bord d’un Bombardier Challenger.

Samedi, le président des États-Unis Joe Biden est arrivé à Stansted dans un VC-25A, un Boeing 747 modifié pour son transfert. Biden a décollé de la base d’Andrews avec sa femme et un petit groupe.

Le président du Brésil, Jair Bolsonaro, était un autre dirigent invité à assister aux funérailles à huis clos. Pour se rendre à Londres, l’Airbus A319ACJ a quitté Brasilia et a fait une escale à Recife d’où il s’est envolé pour l’aéroport de Stansted, et où il est arrivé dimanche matin.

Heathrow a annoncé que 15% des 1 200 vols prévus aujourd’hui ont été annulés pour s’assurer que le ciel au-dessus de Londres soit en total silence lors que le cercueil de la reine se trouvera dans les rues.

Tous les vols s’arrêteront pendant 15 minutes avant le silence national de deux minutes, et jusqu’à 15 minutes après sa fin. Les avions seront également cloués au sol lors de l’arrivée du cortège funèbre au château de Windsor, et détournés autour du château pour minimiser le bruit lors du service familial privé lundi soir.

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