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L’été radieux du SETO

Carpe diem devrait devenir la devise universelle du monde du tourisme. Le Syndicat de Tour Operating  (SETO) vient de publier ses résultats en forte reprise pour l’été 2022, proches de ceux de l’année étalon 2019.

René-Marc Chikli, président du syndicat souligne ce qui a caractérisé ces bonnes performances. Une forte demande de réservations particulièrement pour l’Europe du Sud et l’Afrique du Nord et une hausse de la recette unitaire avec des clients motivés par un fort désir de repartir avec une base d’épargne importante induite par les deux années Covid qui avaient rendu beaucoup de déplacements impossibles.

Selon un échantillon de 30 TO, représentatifs de l’activité pour environ les 2/3, les voyages à forfait ont généré un chiffre d’affaires de 1 737 M€ associé à une recette unitaire moyenne de 1 260 €. Soit une augmentation de +6%. Entre mai et fin août les TO ont fait voyager 1 378722 clients soit une augmentation de +97,3% en comparaison de 2021. Et le chiffre d’affaires global durant cette période équivaut à 91% de celui de l’été 2019 avec un trafic de 82% de celui de 2019

Les voyages à forfait moyen-courrier ont porté une grande partie de l’activité de cet été avec des performances inégalées particulièrement pour la Grèce, l’Espagne, mais aussi une forte reprise de la Tunisie et du Maroc.

Côté long courrier, la République Dominicaine détient de loin le haut du podium. On note aussi une bonne reprise  vers les Etats-Unis et l’ïle Maurice en particulier. Des pays comme la Tanzanie ou la Namibie ont pas mal performé aussi. L’ouverture post-Covid tardive est longtemps restée compliquée vers de nombreuses destinations d’Asie. La Thaïlande, désormais ouverte sans obstacle et qui retrouve peu à peu sa clientèle européenne était du reste l’invitée d’honneur de cette communication chiffrée du SETO. Les réservations pour l’hiver révèlent qu’une évolution positive s’amorce pour l’Asie et notamment pour la Thaïlande.

Sommes-nous pour autant sortis du tunnel comme pourraient le laisser croire ces chiffres positifs et encourageants qui ne marquent guère de rupture en matière de chiffre d’affaire par rapport aux années avant-Covid ? Rien n’est moins sûr. Si les engagements pour l’hiver d’ici à fin décembre sont d’environ 20% du résultat escompté, soit l’équivalent d’une année classique, la prudence reste de mise pour début 2023 au regard du conflit en Ukraine, de la forte inflation et de la perte de pouvoir d’achat. Sans compter les risques toujours présents de crise sanitaire aussi bien que de crise climatique

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