24 juin, 2024
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C’est toujours le grand bazar des bagages cabines chez les low-cost…

Le journal Le Parisien a publié un article sur ce sujet. Le nombre de passagers est en augmentation et la tentation de payer moins cher son billet d’avion est devenue quasi automatique. Le passager a désormais l’habitude de comparer les prix des différentes compagnies car malheureusement les comparateurs n’affichent pas toujours les compagnies low-cost. Le problème n’est plus trop le prix du billet d’avion mais les suppléments à payer quand on a un bagage cabine et un bagage à enregistrer. Non seulement la note augmente mais les clients doivent vérifier les dimensions de leur bagage cabine. Les compagnies ont chacune une politique différente. Il semble que les autorités européennes veulent mettre un terme à cette anarchie mais cela prend du temps. 

 Si les « petits bagages à main » un sac à dos à placer sous le siège restent gratuits, les « grands bagages à main » une valise à roulettes, par exemple, sont payants sur toutes les compagnies low-cost.

Transavia, filiale du groupe Air France- KLM, résistait. La compagnie a fini par emboîter le pas début avril. « Beaucoup de clients venaient avec un bagage cabine. Nous étions obligés d’en placer en soute au moment de l’embarquement, ce qui occasionnait de nombreux retards de vol », fait valoir Nicolas Henin, directeur général adjoint.

Gagner du temps à l’embarquement mais pas seulement

« Notre politique a permis de réduire les temps d’attente lors de l’embarquement ainsi que les autres retards liés à la mise en soute des bagages cabine », rebondit-on chez EasyJet, qui a rendu les bagages cabine payants dès février 2021, trois ans après Ryanair, pionnier dans le domaine.

L’explication, commune à tous les transporteurs, est recevable, mais ne suffit pas à masquer d’autres raisons, purement financières. Le modèle économique des compagnies low-cost repose en grande partie sur une rotation rapide des avions et sur la vente d’options, comme les bagages ou le choix du siège

Une stratégie différente de celle des compagnies dites « traditionnelles » où le prix, plus élevé, comprend le billet et des bagages cabine (mais souvent pas le bagage enregistré). Pour certains transporteurs, ces recettes annexes représentent 50 % de leur chiffre d’affaires. C’est une manne financière énorme. » Que les compagnies protègent, coûte que coûte.

Pour éviter que les voyageurs n’embarquent des bagages cabine sans payer l’option, des agents d’escale contrôlent à l’embarquement de manière aléatoire des passagers avec des sacs et valises qui semblent au-delà des limites autorisées. Pris la main dans le sac, les clients, doivent débourser entre 58 € (chez EasyJet) et 70 € (Ryanair) pour monter dans l’avion. « Les compagnies jouent sur la force de l’exemple. Une fois que vous avez vu quelqu’un se faire épingler et payer, vous réglez l’option à la réservation pour éviter que ça ne vous arrive », glisse Paul Chiambaretto. Ou alors les voyageurs ne prennent que des sacs de petite taille et réduisent à peau de chagrin les affaires emportées.

Manque de transparence et frais cachés

En Espagne, quatre transporteurs (Ryanair, Vueling, EasyJet et Volotea) ont reçu une amende de 150 millions d’euros à la suite de la plainte d’une association de consommateurs, pointant la facturation des bagages à main entre autres. Les compagnies vont faire appel. « Elles ne vont, de toute façon, pas remettre en cause leur modèle ».

Bien au contraire. Il pourrait même essaimer chez les compagnies « traditionnelles ». Leurs tarifs de billets élevés laissent le champ libre aux low-cost pour se développer à toute vitesse. « Elles ne rendront pas le bagage cabine payant.

En revanche, elles pourraient proposer des packages allégés moins chers, qui correspondent aux besoins des clients aux budgets contraints. Ce serait une alternative aux low-cost. » Et une nouvelle offre, encore, déchiffrer dans ce grand bazar pour les voyageurs.

Pensez à vérifier les dimensions de vos valises. Le comparatif montre que les dimensions du bagage à main gratuit varie d’une compagnie à l’autre

45 x 36 x 20 chez Easyjet

40 x 30 x 20 chez Transavia

42 x 30 x 20 chez Ryanair

40 x 20 x 30 chez Vueling

Les compagnies de chemins de fer vont sûrement s’y mettre également. La SNCF limite désormais le nombre de bagages à bord de ses trains.

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