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Manslipping : bas les masques, messieurs !

Dans un article intitulé Is mask-slipping the new manspreading ? paru dans le New York Times le 20 janvier dernier, le journaliste scientifique James Gorman s’avère un fin observateur des comportements de ses contemporains.

Dans la droite ligne du désormais célèbre « manspreading » dénoncé par les féministes, -cet écartement des jambes dans les transports publiques qui empêche les autres usagers (surtout les usagères) de voyager confortablement dans leurs places sans être gênées par les membres inférieurs des messieurs assis à côté (à l’aise, Blaise, mais tu empiètes sur mon espace !)-, le journaliste a repéré une autre habitude qui n’appartient qu’à la gent masculine.

Gorman a remarqué que les hommes utilisent souvent le masque anti-Covid 19 dans les lieux publics sans couvrir leurs nez, un fait qui comporte évidemment le risque de contagion, mais surtout une revendication de leur statut de mâles qui négligent de se protéger et de protéger autrui en vertu de leur invulnérabilité spécifiquement masculine. Il a d’abord nommé ce phénomène le « mask-slipping » ou « masque qui tombé » pour le cataloguer par la suite comme « manslipping », un laisser-aller propre au genre.

Bien évidemment, ce « glissement » qui s’apparente à un relâchement ne doit pas être généralisé, mais sert plutôt à éveiller certaines consciences chez les mâles adultes. Comme celle des ex-présidents Clinton et Obama, pris en flagrante incurie lors de la cérémonie d’investiture de Joe Biden. Gorman conclut que ce phénomène se produit chez les hommes parce que ce sont justement des hommes et qui ont la possibilité de détourner une règle sociale sans que personne ne leur fasse des remarques.

Dur labeur pour les féministes et leur combat sans répit contre le patriarcat… avec ou sans pandémie, il y a encore du boulot, mesdames !

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