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Fuir Cuba à tout prix. Regain de l’exode vers les Etats-Unis

Au moins soixante migrants cubains ont été arrêtés par les autorités des Keys de Floride, au large de la pointe sud de cet État du sud-est des États-Unis, le week-end dernier et lundi 29/08.

A nouveau, les Cubains quittent massivement leur pays dans l’un des plus grands exodes depuis quatre décennies, risquant leur vie dans un périlleux voyage vers les États-Unis pour échapper aux troubles politiques et économiques.

Entre janvier et juillet derniers, les autorités américaines ont procédé à 155 000 arrestations de Cubains traversant la frontière mexicaine, soit plus de six fois le nombre pour la même période en 2021. La grande majorité est libérée avec l’ordre de comparaître devant un tribunal de l’immigration. Il s’agit du plus grand exode depuis la dénommée « crise de Mariel » en 1980, lorsque près de 125 000 « balseros » sont entrés aux États-Unis en six mois. 

En effet, l’émigration massive des Cubains vers les côtes de la Floride a commencé dans les années quatre-vingt dix, notamment dans des embarcations de fortune ou « balsas », d’où le nom de « balseros » donné à ceux qui quittent le pays par la mer.

La raison de cet exode est la pire crise économique qu’ait connue Cuba depuis des décennies, provoquée par le durcissement des sanctions américaines et l’impact de la pandémie. Les manifestations de masse de juillet 2021 ont entraîné près de 1 400 arrestations et des craintes de répression politique, ce qui a fait fuir d’autres Cubains. Un autre déclencheur est survenu en novembre dernier, lorsque le Nicaragua du dictateur Daniel Ortega (cet autre grand copain de Mélenchon qui est à son quatrième mandat présidentiel) a levé les exigences de visa pour les Cubains afin d’encourager le tourisme.

Les amitiés latino-américaines de l’insoumis: Chavez, Maduro, Ortega, AMLO, Lula, Kirchner … que du beau linge!

De plus, les coupures de courant de plus en plus fréquentes à Cuba entraînent un mécontentement social à l’égard du régime et des manifestations de protestation dans plusieurs parties de l’île des Caraïbes sous domination communiste. Le dictateur cubain Miguel Díaz-Canel a qualifié d’indécents ceux qui protestaient contre les coupures de courant constantes.

Miami et la Floride, où vivent 1,5 million de Cubains et leur descendance, soit près des trois quarts de la diaspora cubaine, reste une destination de choix. Mais de plus en plus de Cubains choisissent également l’Espagne ou l’Amérique latine.

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