3 mars, 2024
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Cuba et les pannes de courant à répétition… pas de lumière au bout du tunnel

Les pannes de courant à Cuba sous le régime communiste – un pays qui souffre déjà de graves pénuries de nourriture, de carburant et de médicaments – ont touché un nerf politique et sont largement reconnues comme ayant déclenché les manifestations antigouvernementales de juillet 2021, les plus importantes depuis la révolution de l’ancien président Fidel Castro en 1959.

Mardi dernier, l’île a connu sa troisième panne de courant majeure en un peu plus d’une semaine. Elle s’est étendue sur 700 km de la province de Cienfuegos dans le centre-sud de Cuba à Guantanamo, à la pointe sud-est du pays, laissant plus de la moitié des 11 millions d’habitants du pays sans électricité. Des coupures de courant isolées ont également été signalées dans la capitale, La Havane.

Les responsables cubains accusent les pénuries de carburant, le manque d’entretien et les difficultés de traitement du pétrole brut lourd cubain, qui est également brûlé dans les centrales électriques, d’affecter la production d’électricité. Selon eux, ces problèmes, ont été exacerbés par l’embargo américain de l’époque de la guerre froide sur Cuba, qui rend plus difficile le financement et l’achat de pièces, de carburant et d’investissements en capital.

Mais c’est plutôt le président Díaz Canel, sa politique économique erronée et l’insistance sur un enracinement idéologique raté qui demande des efforts au peuple en faisant appel aux slogans usés de l’époque de Fidel Castro -sans vraiment écouter les revendications du peuple cubain-, qui enterrent chaque jour les derniers vestiges de l’utopie communiste cubaine.

Selon les analyses de la plupart des spécialistes, la seule solution efficace commence, au niveau national, par refaire un équilibre des priorités, abandonner l’idéologie et privilégier le bien-être des populations, libérer l’initiative privée nationale et mettre en place un modèle fiscal plus favorable pour l’entrepreneur privé cubain.

Entre temps, ce court-circuit de longue durée déclenche des manifestations spontanées -toujours fortement réprimées- ayant comme toile de fond la situation économique complexe de l’île, due exclusivement à la politique consistant à détourner l’essentiel des revenus que Cuba a obtenus pendant des décennies pour financer les plans de l’expansion idéologique du castrisme en Amérique latine, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient et chez les élites politiques pro-révolution cubaine dans les pays développés d’Europe (ex. le “camarade” Mélenchon) et des États-Unis.

Pour le castrisme, le développement du pays n’a jamais été une priorité et a toujours été soumis au triomphe et à l’expansion idéologique de la Révolution. Dans un pays aux ténèbres, le constat d’échec est de plus en plus flagrant…

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