3 mars, 2024
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L’UETT ou l’Union Européenne des Taxes Touristiques…

La tant encensée et désormais révolue période de “relance du tourisme post-Covid”, quand les gouvernements avaient réduit les taxes au minimum dans l’espoir d’attirer le plus grand nombre de voyageurs possible, n’est qu’un vague souvenir…

Une fois arrivée la confirmation de la reprise, on se retrouve avec des augmentations partout, surtout en Europe. De nombreux pays ont déjà annoncé des augmentations des taxes touristiques en 2024, variables en fonction du surtourisme, des objectifs écologiques, du soutien aux économies locales, de la saison, du nombre de nuitées, de la quantité d’étoiles de l’hôtel… tous les prétextes son bons pour faire payer toujours plus! Faisons le tour de la question:

Amsterdam: depuis octobre 2023, la capitale néerlandaise impose la taxe de séjour la plus élevée d’Europe: pour les chambres d’hôtel elle passe de 7 à 12,5 % ; pour les navires de 8 à 11 euros par jour et par personne (voir notre article). La ville impose également un droit d’entrée pour les touristes d’un jour, similaire à celui établi à Venise.

Grèce: le pays a introduit la taxe climatique 2024 à la place de la taxe de séjour, qui variera selon la période (voir notre article).

Italie: à Venise, depuis le 16 janvier, le portail de la municipalité est actif pour la réservation obligatoire et le paiement des frais d’accès au centre historique de 5 euros, afin de décourager le tourisme itinérant pendant les périodes de forte affluence (voir notre article).

L’île de Capri double aussi la taxe de débarquement: du 1er avril au 31 octobre, 5 euros au lieu de 2,50 pour améliorer l’accueil et les services.

Lisbonne: pour les croisières, une taxe de séjour de 2 euros par passager a été instaurée (voir notre article).

Espagne: la ville de Barcelone a augmenté les taxes depuis avril, passant de 2,75 euros par nuit actuellement à 3,25. Valencia introduira aussi une taxe variable de 50 centimes à 2 euros. Barcelone envisage également la taxe sur les croisières (voir notre article)

Islande: la taxe de séjour a été rétablie depuis le 1er janvier pour les hôtels et les hébergements. Le pays a également introduit une taxe sur les croisières. La Première ministre Katrin Jakobsdottir a expliqué qu’en 2023, le tourisme a exercé une pression sur les ressources naturelles de l’île ; d’où le retour de la taxe pour faire face à son impact. (voir notre article)

En 2025, le Danemark envisage d’introduire une taxe par passager pour les vols européens et moyen et long-courriers. Les revenus financeront des carburants 100 % durables sur les vols intérieurs. A suivre…

Et en France?

A Paris, où les JO ont bon dos, rappelons que le gouvernement a approuvé -dans le Budget- la possibilité d’augmenter la taxe de séjour jusqu’à 200 % pour chaque nuit passée dans la capitale. On nous dit que les recettes serviraient à financer en partie les transports publics parisiens…

Remarquez, puisque Sephora -la marque de LVMH- sera l’un des sponsors des JO, peut-être que, pour une fois, le métro sentira moins mauvais…

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