L’excellence territoriale française est à nouveau sous les projecteurs. Par une décision ministérielle en date du 27 mars 2026, le prestigieux label « Grand Site de France » a été renouvelé pour deux joyaux de notre patrimoine naturel : le Puy Mary – Volcan du Cantal et les Deux-Caps Blanc-Nez, Gris-Nez.
Une distinction au service de la préservation
Inscrit dans le code de l’environnement, le label Grand Site de France n’est pas qu’une simple décoration. Décerné pour une durée désormais étendue à 8 ans, il reconnaît la valeur patrimoniale exceptionnelle d’un territoire, mais surtout la qualité de sa gestion, de son accueil et de son projet de préservation durable.
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué, ont ainsi validé la trajectoire de ces deux sites emblématiques, façonnés par l’érosion et unis par une volonté farouche de résilience.

Puy Mary – Volcan du Cantal : Une ambition élargie
Labellisé une première fois en 2012, le site auvergnat confirme sa maturité. Sa silhouette pyramidale emblématique, qui domine les crêtes spectaculaires du massif cantalien, bénéficie aujourd’hui d’un périmètre élargi à 17 communes.
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Cohérence territoriale : Cette extension vise à renforcer la gestion durable à l’échelle du massif.
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Unité : Comme le souligne Philippe Fabre, président du syndicat mixte, ce label est « une reconnaissance collective, celle d’un territoire qui avance uni ».
Les Deux-Caps : Face aux défis climatiques
Véritable fenêtre ouverte sur l’Angleterre, le site des Deux-Caps (Blanc-Nez et Gris-Nez) accueille chaque année près d’un million et demi de visiteurs. Ici, la gestion de l’érosion du trait de côte est une réalité quotidienne.
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Périmètre en forte croissance : Le périmètre d’action passe de 8 à 18 communes, fruit d’une large concertation avec les habitants.
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Résilience : Jean-Claude Leroy, Président du Département du Pas-de-Calais, insiste sur l’engagement du site face aux transitions climatiques et sociétales.
Quelles sont les forces en présence au sein du Réseau des Grands Sites de France en ce printemps 2026 ?
L’antichambre du prestige : 16 projets sur la dernière ligne droite
Si le Puy Mary et les Deux-Caps célèbrent leur renouvellement, ils ne sont pas seuls dans la dynamique d’excellence portée par le ministère de la Transition écologique. Le réseau se structure aujourd’hui autour de trois cercles concentriques de maturité :
1. Le cercle des 16 « Projets Grands Sites »
C’est ici que se joue l’avenir immédiat du réseau d’ici la fin de l’année 2026. Ces 16 territoires ont franchi l’étape la plus critique : ils ont validé avec l’État leur projet stratégique et leur programme d’actions. Cela signifie que ces sites ont déjà prouvé la cohérence de leur projet de gestion pour les 8 ans à venir. Et ils sont désormais en phase d’observation opérationnelle pour démontrer leur capacité à préserver l’« esprit des lieux » tout en gérant les flux touristiques.
2. Les 9 sites en phase de structuration
En amont, 9 sites classés sont officiellement engagés dans la démarche, mais n’ont pas encore validé leur programme d’actions avec les services de l’État. Pour ces territoires, l’objectif est de définir un périmètre de gestion cohérent (souvent élargi, comme on l’a vu pour le Puy Mary ou les Deux-Caps) avant de postuler au label.
Le Réseau en 2026 : Une force de frappe touristique
Le paysage des Grands Sites de France est devenu un pilier de l’attractivité nationale :
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Fréquentation : Plus de 40 millions de visiteurs par an.
- Maillage : Le réseau s’étend sur 13 régions et 45 départements.
- Impact local : Il concerne plus de 540 communes et 1,2 million d’habitants qui vivent au cœur de ces paysages d’exception.
- Nombre de Grands Sites labellisés : 26.
- Durée du label : 8 ans.
- Population résidente : 1,2 million d’habitants.
L’œil de Mister Travel News
Nous retenons de cette configuration à 16 projets validés, une professionnalisation accrue de la gestion des paysages. En effet, le réseau des Grands Sites de France pèse lourd dans l’économie touristique française avec plus de 40 millions de visiteurs annuels. Ce double renouvellement en 2026 souligne une tendance majeure pour nos métiers :
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L’ère de l’extension : Le passage de périmètres restreints à des gestions couvrant 17 ou 18 communes montre que le tourisme ne peut plus être géré en « silo ». Il doit s’intégrer dans un projet de vie locale et de biodiversité.
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Un label « bouclier » : Pour les agences et tour-opérateurs, le label Grand Site de France est une garantie de qualité. C’est l’assurance que le flux touristique est maîtrisé et que l’« esprit des lieux » est préservé, évitant ainsi la saturation qui nuit à l’expérience client.
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Le défi climatique : En intégrant officiellement l’érosion du trait de côte et les transitions climatiques dans son projet, le site des Deux-Caps devient un laboratoire du tourisme de demain : un tourisme conscient de sa fragilité.
- La fin du « tourisme de passage » : Le passage de la durée du label de 6 à 8 ans montre que l’État cherche désormais une stabilité sur le temps long.
- L’élargissement systématique : À l’instar du Puy Mary (passé à 17 communes) ou des Deux-Caps (passé de 8 à 18 communes), les 16 projets en lice parient sur une solidarité territoriale accrue.
- Le conseil de la rédaction : Pour les voyagistes, ces 16 projets sont les « valeurs montantes ». Y programmer des séjours dès maintenant, c’est s’assurer de proposer des destinations où l’accueil est déjà structuré selon les plus hauts standards de préservation, avant même l’officialisation du label.
Sources :
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Communiqué de presse du Réseau des Grands Sites de France, 10 avril 2026.
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Décision ministérielle du 27 mars 2026.
- Informations transmises par Patricia Ide-Beretti (Langage & Projets Conseils).



