Après quatre mois de travaux, le Trou aux Biches Beachcomber Golf Resort & Spa a rouvert ses portes le 15 octobre 2026. Fleuron de la côte nord-ouest de l’île Maurice, installé sur 35 hectares de jardins tropicaux, l’hôtel fête ses 55 ans avec des suites redessinées, un restaurant agrandi, une nouvelle direction et un ambitieux programme de protection de sa plage face à l’érosion.
Une nouvelle direction pour un nouveau chapitre

Cette réouverture coïncide avec un changement à la tête de l’établissement. Succédant à Théo Fleurié, Kervyn Rayeroux est nommé Directeur Général du Trou aux Biches Beachcomber. Il couronne ainsi un parcours de plus de trente-deux ans au sein du groupe, commencé en 1993 comme Guest Relations Officer au Shandrani Beachcomber, puis poursuivi à la tête des services de restauration et de la direction générale.
Pour marquer ce 55e anniversaire, la nouvelle direction propose dès cet automne un check-in anticipé et un late check-out garantis pour toutes les Beachfront Senior Pool Suites, pour tout séjour d’au moins sept nuits.
Une rénovation « vintage chic »

Confiée au cabinet mauricien JFA Architects, la rénovation accentue l’esthétique « vintage chic » sans dénaturer l’ADN des lieux. Les Suites Front de Mer, Junior ou Senior, et les Suites Jardin ont été entièrement réaménagées : étoffes à motifs tropicaux, œuvres d’art colorées et vastes terrasses ouvertes sur la végétation.
Le restaurant emblématique L’Oasis peut désormais accueillir 450 convives, dont 100 en plein air, dans un décor de corde, de rotin et de céramiques colorées. Nouveauté pour la marque, le Corner Café propose cafés de spécialité, crêpes et petit-déjeuner matinal. La boutique Beachcomber adopte quant à elle un esprit éclectique chic, en écho à la nouvelle réception.
Sauver la plage face au changement climatique

Le chantier le plus délicat s’est déroulé face à l’océan. Le dérèglement climatique et les épisodes de blanchissement, responsables d’une mortalité corallienne régionale estimée entre 50 et 60 %, ont accéléré l’érosion du littoral. Devant l’hôtel, le trait de côte a reculé de 40 mètres entre 1967 et 2012.
Pour y remédier, Beachcomber Resorts & Hotels s’est associé à la société bretonne Espace Pur et à sa solution brevetée STABIPLAGE®. Après des modélisations numériques, six ouvrages géotextiles en forme de « T » ont été immergés pour casser l’énergie de la houle et neutraliser les courants latéraux. Complétée par un rechargement de 13 500 m³ de sable, cette barrière souple, évolutive et réversible accompagne la dynamique naturelle de la plage au lieu de s’y opposer.
L’adaptation climatique, nouveau levier du luxe balnéaire
Cet investissement illustre une évolution profonde de l’hôtellerie tropicale de luxe : l’attractivité d’une destination balnéaire ne se mesure plus seulement à son offre gastronomique ou architecturale, mais aussi à sa capacité à protéger son capital naturel.
Pour les opérateurs de l’océan Indien, l’enjeu sera de généraliser ces solutions d’ingénierie douce et réversible, et de faire de la sauvegarde des écosystèmes un argument fort auprès des voyageurs.



