Le revirement aura été rapide. Moins d’un mois après son entrée en vigueur, la taxe de 17 % appliquée aux tour-opérateurs, agences et plateformes de réservation étrangers qui commercialisent les Maldives est en passe de disparaître. Lundi 26 octobre, le People’s Majlis, le Parlement maldivien, a adopté à l’unanimité le texte qui l’abroge. Une bonne nouvelle pour les voyagistes européens, qui avaient vivement protesté contre cette mesure.
Un vote sans aucune voix contre
Le projet de loi a été adopté par 43 voix pour et aucune contre, opposition comprise. Présenté le 18 octobre au nom du gouvernement, ce neuvième amendement à la loi sur la taxe sur les biens et services (GST) supprime les dispositions qui soumettaient à l’impôt les services vendus depuis l’étranger par les plateformes de réservation, les agences de voyages et les tour-opérateurs.
Le texte renforce par ailleurs les moyens de contrôle de l’administration fiscale maldivienne (MIRA) contre la fraude à la GST.

Une taxe en vigueur depuis le 1er octobre
La mesure abrogée avait été instaurée par un amendement précédent, promulgué fin août par le président Mohamed Muizzu et applicable depuis le 1er octobre 2026. Elle visait à faire contribuer les intermédiaires étrangers, qui vendent l’essentiel des séjours dans l’archipel, aux recettes de l’État.
Sa mise en œuvre avait provoqué une levée de boucliers chez les voyagistes, en Europe comme en Russie. Certains avaient menacé de réduire la promotion de la destination, dont le tourisme constitue le premier moteur économique. Début octobre, le ministre du Tourisme, Mohamed Ameen, avait fait savoir que le chef de l’État acceptait de revoir le dispositif.
Encore une étape avant la suppression effective
L’abrogation n’est toutefois pas encore effective. Le texte doit être promulgué par le président de la République, puis publié au Journal officiel. Les modalités pratiques, notamment le sort des sommes déjà perçues depuis le 1er octobre, restent à préciser officiellement.

Ce que les professionnels doivent surveiller
Pour les tour-opérateurs et les agences qui programment les Maldives, la prudence reste de mise tant que la promulgation n’est pas intervenue. Il convient de suivre les annonces de la présidence maldivienne et de l’administration fiscale avant d’ajuster les prix de vente pour la haute saison d’hiver, période clé pour la destination.

